Opposition et échéances électorales : Trois candidats aux présidentielle et une rude compétition sur les législativess





Trois partis d’opposition ont déjà décidé de présenter des candidats aux présidentielles. Les 20% des sièges du parlement semblent, en revanche, aiguiser les appétits de toutes les formations. Et pour cause… Tunis - Le Quotidien Excepté l’Union démocratique unioniste, les différents partis de l’opposition légale ont déjà tranché sur la participation aux Présidentielles. Contrairement au mouvement «Ettajdid» (candidature du président du Conseil), au parti de l’Unité populaire et au Parti social libéral qui avaient décidé depuis plusieurs mois de présenter la candidature de leurs secrétaires généraux aux Présidentielles, le Mouvement des démocrates socialistes a donné un autre son de cloche. Ce parti, considéré par les observateurs comme la deuxième formation politique dans le pays, vient de décider d’apporter son soutien à la candidature du Président Ben Ali afin qu’il «poursuive l’œuvre de progrès entreprise dans le pays et parachève l’édification démocratique et pluraliste». Ce choix témoigne, selon les observateurs, du «pragmatisme» d’un parti qui s’attache à se repositionner progressivement sur l’échiquier politique national après avoir retrouvé tout récemment sa cohésion après de nombreuses années de luttes fratricides. Les tergiversations au sujet des Présidentielles continuent au sein de l’Union Démocratique Unioniste. Ce point sera, en plus de l’élection d’un secrétaire général du parti, à l’ordre du jour du Conseil national extraordinaire du parti prévu pour le 11 septembre prochain. On s’attend à cet égard à ce que les Unionistes soutiennent à leur tour la candidature du Président Ben Ali afin, dit-on, d’accorder la priorité aux Législatives. Bataille rangée Le gros du débat au sein des formations de l’opposition est relatif aux listes à présenter aux Législatives. Tous les partis ont déjà annoncé leur attachement à présenter des listes au niveau des 25 circonscriptions électorales pour les 20% des sièges de la Chambre des députés, garantis par le principe de proportionnalité. Raison pour laquelle on s’attend à une rude compétition entre les partis d’opposition, même si le MDS semble avoir tous les atouts pour sauvegarder sa supériorité en matière de nombre de sièges. Une compétition sur le plan interne a déjà commencé. Dans chaque parti, on assiste actuellement à une «guerre» à couteaux tirés à propos des têtes de listes lesquelles ont le plus de chances à être élus. Cette «guerre» pourrait engendre des tensions au niveau de certains partis qui connaissent déjà des luttes fratricides sous-jacentes. Walid KHEFIFI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com