Jeunes et travail : La bureaucratie, pas question !





Médecins, architectes, avocats, commerçants, fonctionnaires… Les métiers sont multiples, mais chacun de nous possède une préférence pour l’un au détriment des autres. Une fois les études achevées et, peut-être, en plein cursus scolaire, les jeunes commencent à réfléchir à leur éventuel «gagne-pain» à la meilleure manière de réaliser leurs rêves. D'autres préfèrent se décider sur le tard et avancer avec sûreté… Le choix du secteur du travail ne peut-être en aucun cas arbitraire. L’avenir tout entier est tributaire de la pertinence du choix. Cela dit, à un âge jeune, il est difficile de voir les choses clairement… Faouzi Laâmari, 28 ans, étudiant en télécommunications,optera sans aucun doute pour le secteur privé. «Je ne suis pas du genre à vouloir m’installer confortablement derrière un fauteuil et expédier quelques mots par-ci, quelques signatures par-là. J’aimerais travailler dans une entreprise privée. Dans une entreprise, il nous est possible d’évoluer, d’acquérir une expérience et de partir effectuer des stages à l’étranger…», dit-il. Faouzi craint par ailleurs de moisir dans une situation précaire: «J’ai entendu dire que les employeurs du secteur privé ne donnent pas une grande importance à la sécurité sociale. Toutefois, je sais que je suis «entier». Ma persévérance et mon sérieux m'imposeront. Même si le secteur public s’avère plus sûr, je ne suis pas prêt à avoir un bureau pour y stagner et y adopter la mentalité du «laisser-aller» qui règne dans certaines administrations», explique l’étudiant. Vie et mouvement Adel Horchani, 25 ans, diplômé d’une école de formation , travaille actuellement dans une entreprise privée, et il ne compte pas changer de secteur. «On y a l’impression de vivre. Tout est en mouvement. Ce domaine admet les idées nouvelles, encourage l’initiative. Par contre, le domaine public est «limité» à mon sens. Rien n’est mis en perceptive malheureusement. Cela dit, je préférerais, quand même, avoir ma propre boîte. Et c’est justement pour cette raison que je travaille dur actuellement», dit-il. Le jeune homme compte partir en Italie pour terminer ses études de modéliste en cuir. «Pour le moment, je développe mes connaissances. Je suis en train de mettre en application les théories apprises. Après un stage d’études en Italie, je compte lancer mon propre projet. Mais ce dont je suis sûr, c’est que l’avenir professionnel doit être mûrement préparé et calculé. Celui qui veut réussir doit étudier, avoir de l’expérience, garantir un petit capital financier et beaucoup de contact humain», explique-t-il. Décidément, le secteur privé est jugé porteur par beaucoup de jeunes. Motivations plus gratifiantes Mustapha Gammech, 17 ans élève, compte lui aussi travailler dans le domaine privé. «Bien que je n’aie pas encore une idée claire sur le secteur professionnel, j’ai la certitude que le secteur privé est plus gratifiant. Les relations humaines, le salaire et les motivations sont beaucoup plus intéressantes que dans le secteur public», confie-t-il. Mustapha n’envisage pas de monter son propre projet. «Je ne me sens pas capable de gérer tout un projet. Il y a beaucoup de risques dans ce domaine. Certes, j’aime le secteur privé, mais je préfère recevoir un salaire fixe», ajoute-t-il. Khalil Ghanmi, 18 ans, également élève, est contre l’aventure. Pour lui, le meilleur moyen de se garantir contre les aléas de la vie c’est de faire partie d’une entreprise publique. «Il n’y a aucune garantie dans le secteur privé. On peut se retrouver renvoyé du jour au lendemain. Le domaine privé peut offrir une rémunération plus intéressante, mais rien ne garantit que cela puisse durer! Dans le secteur public, on peut travailler, évoluer et projeter d’améliorer les qualités de services tout en ayant la certitude que personne ne vous mettra à la porte pour un «oui» ou pour un «non»», dit-il.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com