Coût des communications Internet : La ristourne vise essentiellement les jeunes promoteurs





Tunis - Le Quotidien En dépit du fait qu’ils soient des producteurs de contenu sur le web, les journaux qui ont une version électronique n’auront pas à profiter de la recette de la ristourne décidée au profit des producteurs des sites de contenu. La ristourne sur le trafic généré par les sites Internet tunisiens est un avantage accordé aux producteurs de contenu leur permettant de bénéficier de 30% des recettes provenant des communications téléphoniques effectuées par les internautes qui consultent ces sites web. D’après les conditions définies par le ministère des Technologies de la Communication et du Transport, serait concerné par cette mesure tout site proposant un contenu proprement tunisien, à caractère éducatif, culturel, scientifique ou de développement. Ledit site doit être, par ailleurs, développé en Tunisie par des compétences locales, hébergé en Tunisie auprès d’un fournisseur de services Internet (FSI) tunisien et il doit obéir aux normes techniques de qualité (ergonomie, rapidité de navigation, esthétique etc.) Considérées par le ministère de tutelle comme «des conditions qui ne sont pas contraignantes» et qui sont «adaptées dans le but d’encourager les compétences tunisiennes à concevoir des sites de qualité (...) et à proposer un contenu proprement tunisien», elles semblent toutefois exclure une catégorie de sites Web qui pourraient être assimilés à des producteurs de contenu. Ces sites mis à l’écart sont ceux des journaux en ligne dont le nombre est de plus en plus croissant et qui contribuent à la création d’une dynamique auprès de l’espace virtuel tunisien. Répondant à une interrogation du «Quotidien» à ce sujet, les responsables du ministère l’ont expliqué par le fait que ladite ristourne est destinée prioritairement aux jeunes promoteurs dans le but de créer une nouvelle opportunité d’investissement dans l’immatériel. Pour ce qui est du cas des sites des journaux, M. Samir Sidhom, directeur du Bureau d’encouragement aux investissements et des agréments relevant du ministère des Technologies de la Communication et du Transport, a souligné que «les sites des journaux ne proposent pas un contenu nouveau dans la mesure où ils reprennent les contenus diffusés sur la version papier». De même, ajoute-t-il: «Les entreprises de la presse écrite sont loin de manquer de ressources, ce qui fait qu’il devient plus opportun, voire juste, d’accorder les recettes de la ristourne aux parties les plus appropriées, entre autres les sites des jeunes promoteurs». Ainsi, même s’ils sont de bons producteurs de contenu sur le web, les journaux n’auront pas droit à ces 30%. H.G.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com