En marge de la visite de Berlusconi à Tripoli : L’immigration clandestine, l’Irak, mais surtout l’économie





Le Quotidien-Agences Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi veut faire de la coopération avec la Libye un modèle pour résoudre le drame de l'immigration clandestine, mais des négociations supplémentaires sont nécessaires avec Tripoli et l'Europe, après sa visite mercredi au colonel Kadhafi. Sa rencontre à Syrte avec l'homme fort de Tripoli s'est conclue sur une brève déclaration aux médias italiens, indiquant que la balle est aussi dans le camp de l'Union européenne et annonçant une nouvelle visite le mois prochain du ministre italien de l'Intérieur, Giuseppe Pisanu. Le problème "n'est pas seulement italo-libyen mais celui de l'Europe et de l'Afrique", a déclaré Berlusconi après cette visite de plus de cinq heures, durant laquelle les deux hommes ont aussi parlé de l'Irak, selon la télévision libyenne. Le colonel Kadhafi, "négociateur âpre et difficile" aurait exigé que "l'Europe comprenne qu'il faut une politique de croissance pour l'Afrique", affirmait hier le quotidien La Republica. Le colonel Kadhafi n'avait pas lésiné sur la mise en scène pour donner une dimension politique à la réception de mercredi, présentée au départ comme un simple dîner informel. Mais pour le quotidien «Corriere della Sera», Berlusconi a atteint son but principal, à savoir la consolidation de ses relations personnelles avec le colonel Kadhafi en vue de faciliter la réalisation des objectifs italiens, qui portent non seulement sur l'immigration clandestine mais aussi sur les investissements dans ce pays qui est son premier fournisseur de pétrole.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com