Tabarka World Music Festival : Viva la fiesta!





Tabarka World music festival continue son voyage enchanté d’un continent à un autre… Les notes de cette avant-dernière soirée du festival nous sont venues de l’Argentine… Une soirée de mélange musical avec la pianiste Cecila Pillado et les fameux Los Machucambos. C’est en présence de l’ambassadeur d’Argentine et de sa famille et devant un public nombreux que la pianiste Cecila Pillado a pris sa place devant son piano. Le visage souriant, Cecila Pillado nous vient de l’Argentine et n’a pas caché sa joie de jouer en Tunisie et spécialement à Tabarka. «Je suis très contente d’être ici, c’est dans l’univers magique du tango que je vais vous embarquer mon piano et moi», a-t-elle déclaré. Devant les touches blanches et noires de son piano Cecila Pillado semble tout oublier… sauf le plaisir du rythme entraînant du tango. Présentant tantôt des morceaux connus qui ont fait le tour de la planète, tantôt d’autres moins connus, cette pianiste a pu convaincre ce public de différentes cultures, de diverses tranches d’âge… Têtes brunes et têtes blanches ont goûté au plaisir du tango. Avec Cecila Pillado nous avons pu imaginer des couples de danseurs de tango interprètant gestuellement ces notes et faisant le va-et-vient sur la scène de la Basilique car la musique du tango a charmé le monde entier grâce à cette heureuse harmonie entre les notes et les gestes. Bref, la première partie de cette soirée qui n’a duré qu’une quarantaine de minutes et au cours de laquelle la pianiste n’a joué que des morceaux mélancoliques, graves. Cela n’a pas permis à la liesse de s’installer dans les lieux. Ce sera chose faite avec le célèbre groupe Los Machucambos, en deuxième partie du spectacle. * Depuis, encore… et toujours Quelques minutes après la fin du récital de piano de Cecila Pillado, la Basilique est devenue pleine à craquer des gens qui sont venus revivre de jolis moments de leur jeunesse via la troupe de Los Machucambos. Nostalgiques, ils ont choisi de faire le voyage dans le temps avec des rythmes qui ont marqué leur adolescence. Ils sont venus avec de multiples souvenirs et ils en veulent d’autres plus frais. «C’était le bon vieux temps. Adulte, je viens écouter une musique qui m’a accompagné longtemps», m’a chuchoté l’un des spectateurs, dès que les membres de Los Machucambos ont commencé à jouer sur la scène de la Basilique. Rien n’a changé depuis la création de ce groupe en 1960. Depuis plus d’une quarantaine d’années déjà, Los Machucambos continuent encore à faire chavirer le public, à enflammer les scènes internationales par une musique qui défie le temps, l’âge, l’oubli… et surtout les frontières culturelles et linguistiques. L’expérience de ce groupe reste la qualité et la continuité. C’est dans ce même contexte et avec ce même choix artistique des années soixante que ce groupe a évolué dans la Basilique. Raphael Gayoso à la guitare, Romano Mattia à la guitare aussi, Maria Licata et Mariana Veregas en tant que chanteuses, Roland Malmin aux claviers et Poutshu à la batterie et la basse ont fait le bonheur du public via une musique qui n’a pas pris de rides malgré le temps. «El-condor pass», «La foule» d’Edith Piaf, «La fiesta», «Carnaval au Brésil», «Andra Lucia» et d’autres chansons venant de plusieurs pays (du Chili, de Cuba, du Pérou, du Brésil…) ont jeté le public dans une ambiance joviale et lui ont permis de goûter des saveurs de l’Amérique latine. «Guantanamera», «la bamba», «Pepito» et celle «Al commandante», cette chanson de Carlos Puebla dédié à Che Guevara ont fait éclater le public qui connaît par cœur ces chansons, des chansons qui ont été à l’époque le number one de la hit parade. Très belle soirée qui restera dans les annales de Tabarka World music festival: tango, salsa, cha-cha-cha… les divers rythmes de l’Amérique latine ont fait cette rencontre entre deux époques, entre plusieurs civilisations… Une parenthèse de bonheur que Tabarka a offerte dans cette nuit d’été à ses amoureux. Imen Abderrahmani


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com