Santé : La dépression nerveuse touche 2% de la population





«Si la médecine ajoute des années à la vie, la psychiatrie ajoute de la qualité». Mme Saïda Douki, chef du service de psychiatrie à l’hôpital Razi, parle dans ce contexte du projet de coopération entre l’hôpital St-Anne de Paris et son établissement. Tunis - Le Quotidien L’hôpital Razi de Tunis et l’hôpital Saint-Anne de Paris entretiennent depuis quatre ans une relation de partenariat basée sur l’échange de formation et de stagiaires. L’idée de jumelage est née au terme d’une rencontre entre le docteur Saïda Douki, chef du service psychiatrique à l’hôpital Razi, et Odile Dormoy, son homologue à l’hôpital Saint-Anne à Paris, lors d’un récent congrès franco-maghrébin. Les échanges ont été institutionnalisés au cours d’une cérémonie officielle. La dimension académique et multi-disciplinaire de l’hôpital Saint-Anne étant mondialement reconnue, l’échange entre les deux établissements permettra certainement d’aider à mieux prendre en charge les pathologies les plus répandues notamment en Tunisie. Dr. Saïda Douki précise à ce propos que la dépression nerveuse constitue la pathologie la plus fréquente en Tunisie et touche à peu près 2% de la population tunisienne. Beaucoup de gens souffrent de cette maladie mais ne le savent pas car le mode d’expression de cette pathologie est différent d’une personne à une autre. Certains malades multiplient les bilans et les examens croyant être victimes de maladies physiques. Mme Douki insiste sur l’importance de la santé d’une manière générale et celle mentale en particulier. «Si la médecine ajoute des années à la vie, il est important de tenir compte de la qualité», dit-elle. Et d’ajouter : «La santé mentale n’est pas uniquement constituée par la prise en charge de malades souffrant de troubles mentaux». Quand une pathologie est traitée à temps, elle peut être curable. «Les gens ne doivent pas avoir honte de se faire suivre par un psychiatre. Il faut dépasser ce tabou et être fier de se soigner», dit-elle. Notre mode de vie est devenu toxique. Le rythme quotidien mené bouscule l’équilibre des gens. Le risque de troubles psychiques n’est pas à écarter. C’est la raison peut-être que dans les pays nordiques, les plus nantis, le taux de suicide est le plus élevé par rapport aux autres pays de la planète. La coopération entre l’hôpital Saint-Anne et l’hôpital Razi permettra probablement, outre l’échange d’expériences, de mieux appréhender les différentes pathologies psychiatriques et finalement d’ajouter à la vie, comme l’affirme Dr. Douki, une certaine qualité. Lotfi TOUATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com