Feuilleton Moncef Dhouib et Lamine Nahdi





Flash-back sur la genèse d'une dispute à répétitions entre un auteur Moncef Dhouib et un comédien Lamine Nahdi. Moncef Dhouib avait écrit à l'époque "Mekki et Zakia" qu'il aurait réalisée et montée à Hammamet avec Lamine Nahdi. I1 avait été convenu, alors, que les deux partenaires partageraient les bénéfices de l'exploitation de cette pièce, qui a connu d'emblée, le succès que l'on sait. Sauf que le comédien a préféré en cueillir les fruits en solitaire. C'est ainsi qu'il a pu l'exploiter pour son profit personnel, pendant deux années consécutives. Moncef Dhouib intente un procès contre Lamine Nahdi. La pièce est présentée à partir du 11 Juillet 1993, et en Juin 1995, Manara production (la société de Dhôuib) obtient gain de cause. Suite à quoi, pour tenter un arrangement à l'amiable, un contrat de réconciliation est établi entre l'auteur et le comédien ,aux termes duquel Dhouib accepte de renoncer aux quelque 750.000 dinars, évalués par l'expert, pour redémarrer la collaboration sur un autre pied. Ce contrat sur deux ans stipule notamment que dorénavant, et comme convenu la première fois, les deux partenaires partageraient équitablement les bénéfices pour ce qui concerne "Mekki et Zakia"avec cependant une nouvelle clause: l'article 14, selon lequel un film sera réalisé à partir de cette même pièce, avec également la perspective de monter un nouveau spectacle. "La Tournée de Mekki et Zakia " (titre du film) est une production privée. Donc, aussi bien le scénario que la mise en scène et la production sont signés Moncef Dhouib. Le contrat est établi, et au bout d'une semaine de tournage, Nahdi, après avoir perçu 10.000 dinars d'avance, laisse tout tomber sous prétexte que le maquillage (???) ne lui convenait pas. Qui plus est, il s'empresse de vendre la pièce au distributeur téléphonique 1840. Matière à un second procès, que Dhouib gagne en 2002. Le comédien est sommé de ne plus vendre la pièce. Un autre procès s'engage alors, pour les dommages et intérêts, dont le prochain jugement est prévu pour le 23 septembre 2002. L'incident est clos du moins en apparence. Sauf que, et là on en arrive au cœur du sujet, Lamine Nahdi récidive une 2ème fois, en s'appropriant un autre texte de Dhouib: "Flouss" (ou Flouss Echaâb, ou encore Mahrajène El foul qui sont en fait la même oeuvre, ne portant pas jusque là de titre définitif). Cela découle sur une pièce qu'il nommera donc "Fak Issardouk Inraychou", en s'en appropriant la paternité. Pourtant, déjà en 1996, Lamine, par le biais de plusieurs journaux, avait déclaré qu'il était en répétition sur un nouveau texte de Dhouib, portant le titre de "Flouss Echaâb". Un contrat a d'ailleurs été signé, en bonne et dûe forme en 1996, dans lequel Lamine s'engage comme comédien à jouer dans cette pièce, et à ne pas utiliser la matière de ce texte pour son compte personnel...


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com