Otages français : Allaoui s’en prend à Paris





• Sadr appelle ses partisans à cesser le combat Le sort de deux journalistes français enlevés en Irak restait incertain hier à quelques heures de l'expiration de l'ultimatum lancé à Paris par les ravisseurs, une aubaine pour le Premier ministre irakien qui a estimé que cette affaire montrait que la France ne pouvait rester neutre. Allaoui a,par ailleurs, gagné une autre manche après que Sadr ait annoncé un cessez-le-feu dans tout le territoire irakien. Le Quotidien-Agences "L'Armée islamique en Irak", groupe qui a revendiqué le rapt de Christian Chesnot de Radio France, et Georges Malbrunot, travaillant notamment pour le quotidien le Figaro, a donné à la France 48 heures pour qu'elle annule sa loi interdisant le port du voile islamique dans les écoles publiques. Les deux journalistes avaient disparu le 20 août, probablement sur la route menant de Bagdad à Najaf. Leur situation est d'autant plus inquiétante que l'Armée islamique en Irak a déjà revendiqué les exécutions de plusieurs otages, dont celle la semaine dernière du reporter italien Enzo Baldoni. Le secrétaire général du ministère français des Affaires étrangères, Hubert Colin de Verdière, est arrivé hier à Bagdad pour y renforcer l'action de l'ambassade de France en vue d'obtenir la libération des deux hommes. Le président français Jacques Chirac avait également lancé la veille un appel à leur libération lors d'une allocution radio-télévisée. Le Premier ministre irakien Iyad Allaoui a pour sa part estimé que ce double enlèvement montrait qu'il "n'y a pas de neutralité possible" en Irak et que ceux qui ne "combattent pas" aux côtés du gouvernement n'échappent pas au terrorisme. "Les Français se faisaient des illusions s'ils espéraient rester en dehors. Aujourd'hui le chantage des extrémistes les atteint aussi", a-t-il ajouté en référence à l'opposition de Paris à l'intervention américaine en Irak. * Sadr se plie Entre-temps, le chef Moqtada Sadr a appelé ses partisans à cesser le combat dans tout l’Irak et a annoncé que son mouvement participerait désormais au processus politique, selon un responsable du bureau de Sadr à Bagdad, Cheikh Naïm Al-Qaâbi. «Le commandant du courant Sadr, le leader Moqtada Sadr a annoncé hier à Najaf l’arrêt des combats dans tout l’Irak et l’entrée dans le processus politique de son mouvement», a-t-il déclaré. “Cette décision montre que le Mouvement Sadr veut la paix et la participation dans le processus politique du pays, et dans les deux prochains jours le Mouvement va expliquer sa vision politique sur cette participation”. Le Mouvement à par ailleurs remis le contrôle de la Mosquée de Koufa à la Marjaiya. Dans la foulée Sadr a annoncé qu’un accord est intervenu, hier,pour mettre fin aux combats à Sadr city. Ceci étant le gouvernement a accueilli avec beaucoup de prudence ces annonces indiquant qu’il s’agit d’une tentative pour “ sauver la face après l’évacuation de Najaf. Le gouvernement s'engage pour sa part à dédommager les résidents touchés par ces affrontements qui durent depuis des mois, selon ce document. Ces pourparlers sont intervenus trois jours après la fin des combats dans la ville sainte chiite de Najaf (centre). * Négociations à Samarra Tout comme le gouvernement, des chefs de tribus et d’anciens officiers de l’armée irakienne à Samarra ont présenté au Premier ministre Iyad Allaoui dix conditions pour mettre fin aux violences dans cette ville sunnite, a affirmé hier un membre d’une tribu influente. «Nous souhaitons la réouverture d’un pont fermé par l’armée américaine et qui coupe la ville en deux, la fin des arrestations et confiscations et une amnistie pour tous les condamnés», a-t-il dit. La délégation a également demandé que l’armée américaine n’entre pas dans la ville et que des indemnités soient versées à ceux dont les maisons ont été endommagées par des bombardements américains. «En échange, nous promettons de désarmer la ville» et qu'elle soit sous le contrôle de policiers et de gardes nationaux de Samarra, a-t-il ajouté. Allaoui de son côté a déclaré lors de cette rencontre vouloir que toutes les villes irakiennes soient sous le contrôle des autorités.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com