Maroc — Tunisie (J-4) : Les pros ont rejoint le groupe





Le Onze national aborde samedi prochain une étape cruciale sur le chemin qui mène au Mondial 2006 en Allemagne. En effet, les protégés de Lemerre seront les hôtes de leur principal adversaire pour le première place, seule qualificative à la Coupe du Monde, le Maroc de Badou Zaki. Défaits en finale de la CAN 2004, en février dernier au Stade de Radès par les Tunisiens, les Marocains seront avides de prendre leur revanche. Dans cette optique, Zaki n’a pas fait dans la dentelle en mobilisant toutes ses forces vives. Pour preuve, 20 des 24 joueurs sélectionnés par l’ex-portier des Lions de l’Atlas, sont des professionnels qui évoluent tous en Europe. Seuls les trois gardiens de but et le défenseur Lamine Erbati jouent dans le championnat local. Comme quoi l’écueil sera dur à franchir pour les Aigles de Carthage qui sont au vert depuis avant-hier à Chantilly dans la banlieue de la capitale française, Paris. Lemerre lui aussi pourra compter sur presque tous ses professionnels, mais il sera privé de deux atouts de taille en la personne de Hatem Trabelsi et Slim Ben Achour. Pour le reste, 13 pros ont répondu à l’appel du Français, dont six n’ont rejoint le groupe qu’hier puisqu’ils ont joué dimanche avec leur club respectif en championnat. Par contre, ceux qui ont joué samedi ont pu répondre présent dès avant-hier. Ainsi, l’unique séance d’entraînement qui s’est déroulée dimanche n’a pas permis à Lemerre d’entamer la planification pour le match de samedi. Mais, depuis hier, le coach national a programmé deux séances quotidiennes de training afin de faire l’essentiel du travail à Chantilly avant de rejoindre Rabat jeudi prochain. Sur place, le staff technique n’a en principe prévu qu’une seule séance d’entraînement, vendredi soir à l’heure du match et sur le stade où se déroulera la rencontre. * «Eclaireurs» En arrivant à Rabat, la délégation tunisienne trouvera sur place un trio parti en éclaireur afin de préparer au mieux le séjour de l’équipe. En effet, Ridha Kraïem, Belhassen Malouche et Mondher Chaouachi s’envoleront dès demain à Rabat dans cette optique. A ce propos, on ne comprend pas pourquoi l’attaché de presse de la FTF Mondher Chaouachi n’a pas accompagné le team à Paris, lui qui d’habitude, nous «abreuve» d’informations utiles pour les supporters du Onze national. Peut-être une autre facette de la politique du «secret» entretenu par Lemerre! Ceci dit, nous avons également appris que le président de la Fédération, M. Hamouda Ben Ammar partira aujourd’hui pour Paris où il rejoindra la délégation avec laquelle il se rendra directement à Rabat jeudi prochain. Chiraz Ounaïs _______________ * Un statut à défendre Le football tunisien est à la croisée des chemins. Alors qu’ il a vécu une période de certitude durant la CAN 2004 qui a débouché sur le sacre africain et la qualification aux Jeux Olympiques, notre football est entré depuis, étrangement, dans une phase de doute et d’incertitude que personne n’attendait. La démobilisation qui s’ensuivit s’est très vite répercutée sur le rendement du groupe, influant négativement sur les résultats, tant en matches officiels (contre la Guinée), qu’en matches amicaux (Côte d’Ivoire, Afrique du Sud). Ce doute «qu’il faut chasser au plus vite, risque de jouer un mauvais tour à l’Equipe Nationale à la veille d’un match important, voire décisif pour la qualification en Mondial 2006. Après le faux pas contre la Guinée, le premier de la Tunisie dans ce genre d’éliminatoires depuis 1998 un autre résultat similaire pourrait éloigner définitivement de la route menant en Allemagne. C’est dire l’importance de cette rencontre face au Maroc qui est conscient, lui aussi, de la valeur de l’enjeu d’une telle confrontation qui pourrait ouvrir très grande la voie de la qualification au vainqueur. * Dans quel état d’esprit? Roger Lemerre, le sélectionneur national a toujours soutenu que le meilleur moyen de motiver les joueurs est de les maintenir sous pression. C’est probablement pour atténuer, un tant soit peu, cette pression que Lemerre a choisi de s’exiler avec sa troupe à Chantilly (banlieue parisienne) pour y effectuer un stage qui se poursuivra jusqu’au 2 septembre, date du départ au Maroc, avant la rencontre cruciale du samedi 4 septembre. Au-delà de la préparation physique et du système qui sera mis en place pour affronter les Marocains, l’état d’esprit des joueurs sera déterminant dans ce genre de rencontres. Cet état d’esprit a toujours constitué le point fort du Onze national qui puise sa force de son caractère et de sa complémentarité. * Le match de vérité Les joueurs sont conscients que l’issue des débats est en grande partie tributaire de leur faculté de gérer le cours du jeu et leur capacité de composer avec ses moments critiques. A ce titre, le coach national est appelé à retaper le moral de ses joueurs pour éloigner le spectre du doute et leur redonner cette vitalité et cette détermination qui les ont menés au sommet de la hiérarchie africaine. Car contre une équipe marocaine avide de revanche et qui veut faire d’une pierre deux coups, seul un ensemble fort et confiant en ses possibilités et en ses moyens peut franchir un tel écueil. Cette rencontre sera indiscutablement celle de la vérité pour la formation tunisienne, car elle va conditionner, en grande partie, son avenir dans cette compétition. En effet, un résultat positif lui permettrait de croire encore en ses chances, surtout qu’elle reçoit ses principaux adversaires, Guinée et Maroc, en matches retour à Tunis. Dans le cas contraire, l’écart que prendront les Marocains pourrait s’avérer difficile à remonter, d’où toute l’importance que revêt le résultat de cette confrontation. La pression sera certainement sur les Marocains qui sont dans l’obligation de faire un résultat. Mais les Tunisiens seront-ils assez lucides pour profiter de ce facteur? C’est là qu’intervient le métier de Lemerre pour gonfler sa troupe à bloc, afin qu’elle sache comment faire tourner cette situation à son profit. La meilleure motivation pour les Tunisiens pour aborder dans le meilleur esprit ce match est de se rappeler qu’ils sont champions d’Afrique en titre et que ce statut les met devant l’obligation d’honorer leur rang. Ce souvenir pourrait bien les galvaniser et leur redonner cette flamme qui a illuminé le foot tunisien le temps de la CAN 2004. Moncef Seddik ______________ * Chedli à Istres Adel Chedli qui évoluait la saison dernière à Sochaux, s’est engagé pour une saison avec le FC Istres, promu en 1ère division française, a-t-on appris hier auprès du club du sud-est de la France. Chedli, 27 ans, qui était libre de tout contrat, s’est engagé pour une saison avec l’option d’une saison supplémentaire en cas de maintien. Le Tunisien qui a passé sept saisons à Sochaux, a été peu utilisé ces deux dernières années par l’entraîneur sochalien Guy Lacombe. Il avait déjà failli partir à Metz en janvier et a effectué récemment un essai non concluant au Racing Santander.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com