Sécurité irakienne : L’Iran offre ses bons offices





Téhéran a offert au vice-Premier ministre irakien Barham Saleh d'aider son pays à restaurer la sécurité, assurant que celle-ci était dans l'intérêt de l'Iran, contrairement aux accusations portées contre lui. Téhéran a cependant souligné que cette assistance dépendait de la présence ou non de forces étrangères en Irak. Le Quotidien-Agences "L'Iran ne refusera pas son aide pour amener la sécurité en Irak, parce que la sécurité de l'Irak et celle de l'Iran, mais aussi celle de la région, sont liées", a déclaré Hassan Rohani, l’un des plus hauts dirigeants iraniens, cité hier par l'agence officielle Irna. Mais cette sécurité "dépend aussi d'un départ le plus tôt possible des forces étrangères", a ajouté le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, la plus haute instance en charge des questions de sécurité. Le ministre iranien des Affaires étrangères Kamal Kharazi a lui aussi estimé, avant-hier, que les capacités de l'Iran de peser positivement sur le cours des événements en Irak devaient être davantage utilisées, étant donné "la politique américaine faite de tâtonnements et d'erreurs, qui a coûté si cher à l'Irak et à la région". "Toute forme d'instabilité en Irak a un effet direct en Iran. La stabilité et le calme sont dans l'intérêt de la République islamique", a-t-il dit à Saleh, selon Irna. "Même les Américains savent que, sans notre présence en Afghanistan et en Irak, ils ne peuvent rien faire", a déclaré le président Mohammad Khatami. Les Irakiens, eux, sont inquiets d'une immixtion iranienne dans leurs affaires et c'est ce que Saleh est venu dire aux Iraniens, selon son Premier ministre Iyad Allaoui, après plusieurs semaines de tensions. En pleine insurrection chiite, l'Iran a ouvertement signifié son soutien au grand ayatollah modéré Ali Sistani. Mais les mises en cause ont redoublé contre la République islamique, qui se servirait du terrain irakien contre les Etats-Unis et dont certaines forces armeraient l'insurrection chiite du radical Moqtada Sadr, dont le mentor vit en Iran. * Téhéran salue la fin des combats à Najaf Rohani a salué la fin des combats à Najaf à la suite de l'intervention de l'ayatollah Sistani, en relevant que "l'autorité chiite a toujours été un facteur d'unité, de stabilité, de sécurité et d'indépendance" dans l'histoire de l'Irak. Rohani a réaffirmé la volonté de Téhéran de voir installer un gouvernement élu par les Irakiens eux-mêmes. "La question la plus importante pour l'Irak, c'est l'instauration d'un gouvernement élu par le peuple irakien et cela ne sera possible qu'avec la sécurité et la stabilité", a-t-il dit. Il a aussi évoqué la présence de "groupes terroristes" en Irak, déclarant les activités d'Al-Qaïda, d'Ansar al-Islam (un groupe qui serait lié au premier) et des Moudjahidine du peuple (principale organisation d'opposition armée au régime islamique iranien) "contraires aux intérêts nationaux des deux pays". _______________ * Signature d’un accord entre les ministères de la Défense irakien et israélien D’après le quotidien palestinien «Al Manar», le ministère irakien de la Défense aurait signé un accord avec son homalogue israélien. Ledit accord stipule que des agents irakiens devraient suivre des entraînements dans des camps militaires israéliens. «Al Manar» a appris que la signature de cet accord a eu lieu jeudi dernier dans un camp militaire américain à proximité de la capitale irakienne.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com