Le Bêtisier/ Fatma Mabrouk, 24 ans, étudiante : Et le pire est arrivé





«L’année précédente, je suis tombée sur une offre de travail à mi-temps. Je remplissais parfaitement quelques-unes des conditions. Je suis présentable, je maîtrise l’outil informatique et la langue française. Ils avaient demandé aussi une maîtrise de la langue anglaise. Ce qui n’était pas conforme à mon profil. Il fallait que je choisisse: où que je laisse tomber, où que je mente… J’ai opté pour la deuxième solution et j’ai coché la case où s’inscrivait bonne maîtrise de la langue anglaise sur mon C.V. L’entretien s’est déroulé avec succès. Les premiers jours de travail se sont bien déroulés. Après une semaine, mon «boss» m’a demandé de m’occuper de ses invités japonais jusqu’à ce qu’il revienne. J’ai failli m’évanouir quand il m’a balancé la nouvelle et j’ai commencé à prier à ce que les invités japonais parlent en français… Hélas, le mal est arrivé puisque parmi les cinq invité que j’ai reçus, il n’y en avait aucun qui parlait français. A part les mots «welcome» et «the boss will comeback after an hour», je n’ai rien pu prononcer d’autre. Le téléphone sonne, le boss appelle et m’annonce qu’il allait tarder encore et il m’a chargé de leur expliquer le contenu d’un dossier sur lequel il travaillait. Là j’ai éclaté en sanglots et je lui ai avoué «Monsieur, je ne saurai le faire, je ne maîtrise pas l’anglais»… Il est venu aussitôt et dès son entrée au bureau il m’a dit: «vous avez menti, vous êtes virée mademoiselle». Depuis je n’ai plus pensé à travailler et je prends des cours accélérés en anglais…»


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com