Maroc-Tunisie (J-2) : Attendre et… prier !





48 heures seulement nous séparent de l’importante première manche du duel direct des favoris du groupe 5 pour la qualification combinée au Mondial et à la CAN-2006. La Tunisie qui, dans un premier temps, avait bénéficié du demi-échec du Maroc en match d’ouverture au Malawi (1-1), a dilapité cet avantage en s’inclinant en Guinée. Aujourd’hui, la marge d’erreur s’est amenuisée se réduisant à sa plus simple expression. Désormais donc, au prochain faux pas, la pression va devenir insoutenable pour Lemerre et ses protégés puisqu’ils se verront dans l’obligation de capitaliser à chaque sortie. Et comme en l’état actuel des choses le coach national ne laisse filtrer aucune information sur les conditions de la préparation et l’état de ses joueurs, il faut craindre le pire en cas d’échec à Rabat. De quoi attiser encore un peu plus les craintes des supporters du club Tunisie déjà assez inquiets par les dernières sorties du onze national et surtout par le camouflet d’Athènes. Un doute qui ne cesse de se renforcer avec le secret qui entame la sélection d’où seules des rumeurs filtrent, notamment sur l’état de santé de Zied Jaziri sorti sur blessure en cours de match le week-end dernier. On parle même d’un forfait certain du virevoltant attaquant de gauche de l’équipe nationale. Et si on y ajoute les absences de Hatem Trabelsi et Slim Ben Achour, non convoqués (?), il y a de quoi s'inquiéter sur un potentiel offensif déjà chancelant. Toutefois, il reste à espérer que le groupe retrouve sa solidité défensive et le mental démontré lors de la CAN-2004. De toutes façons, avec les options tactiques privilégiées par Lemerre, on est sûr que l’équipe aura un profil ultra défensif, comme d’habitude. Et les Marocains devront en principe suer sang et eau pour concrétiser. D’ailleurs, il faut sûrement s’attendre à voir des Lions de l’Atlas résolument tournés vers l’offensive. Et quand on connaît les qualités de Zaïri et consorts, il faudra se serrer les coudes samedi pour éviter de connaître le même «Waterloo» que face à l’Afrique du Sud. Attendons et prions. Chiraz OUNAIS ______________ * Dans quelles dispositions ? A deux jours du plus grand défi qui attend l’équipe nationale depuis la CAN 2004, une seule question s’impose. Dans quelles dispositions Lemerre et sa troupe vont-ils affronter le Maroc ? Le coach national restera-t-il fidèle à ses anciens choix ou nous gratifiera-t-il de l’une de ses surprises au moment où l’on s’y attend le moins ? Tout semble indiquer que le sélectionneur national fera confiance au même groupe qui a hissé la Tunisie au sommet de la hiérarchie continentale. Ce choix est essentiellement dicté par un souci d’aligner une équipe capable de faire face à un ensemble marocain qui sera porté vers l’attaque pour arracher une victoire de nature à lui permettre de gérer la suite convenablement. * Fadhel et Boumnijel en ballottage Les deux premiers gardiens de l’équipe nationale sont actuellement sans clubs, même si Fadhel a été recruté par un club turc. D’ailleurs, c’est apparemment ce dernier qui tient la corde pour garder les bois de l’équipe, étant plus compétitif que son camarade Boumnijel, puisqu’il a participé aux Jeux Olympiques et semble mieux placé pour occuper le poste de gardien au cours de ce match à haut risque. * Défense et milieu renforcés ? Là aussi le doute se mêle à l’incertitude quant au choix des joueurs. Si Hagui, Jaïdi, en grande forme et probablement Badra sont partants certains pour jouer en défense le poste de latéral gauche est convoité par Clayton et Ayari, l’un des deux sera choisi en fonction de l’option tactique qui sera adoptée par Lemerre. D’après quelques indiscrétions qui nous sont venues de Chantilly, Lemerre semble préparer une surprise pour les Marocains, en optant d’entrée pour trois attaquants : Jaziri, Jédidi et Santos. Dans ces conditions, Clayton sera préféré à Ayari. Mais dans le cas où l’entraîneur national revient à une option classique, les deux gauchers seront alignés d’entrée et Clayton avancera d’un cran pour renforcer le milieu. Ce compartiment sera la clé du match. Bouazizi et Nafti, dont la combativité, la rage de vaincre ne sont plus à démontrer seront côte à côte. Chedly, en l’absence de Ben Achour complétera la ligne médiane. L’absence d’un régisseur ne sera pas le principal souci de Lemerre qui privilégie, pour ce genre de rencontre, la complémentarité et le jeu en bloc des joueurs. Quant à l’attaque, elle sera formée du duo Jaziri-Santos, à moins que Lemerre opte pour un troisième attaquant pour atténuer la fougue offensive des Marocains et les prendre à contre-pied. Apparemment donc, Lemerre a basé son plan d’attaque sur l’équipe qui a fait merveille durant la CAN. La partie sera-t-elle un remake de la finale ? Tous les Tunisiens l’espèrent et souhaitent retrouver «leur» E.N. Sera-t-elle capable de récidiver ? Nul doute que si elle évolue avec le même état d’esprit, la même fougue et la même rage de vaincre, l’E.N. aura les moyens d’atteindre son objectif, à savoir réussir à franchir l’écueil le plus difficile sur le chemin du Mondial 2006. Moncef SEDDIK


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com