Naïm Kassem : «Le désarmement du Hezbollah n’est pas une priorité»





Paris-Agences Alors que le Hezbollah devrait faire son entrée dans le prochain gouvernement libanais, cheikh Naïm Kassem, le secrétaire général adjoint du mouvement chiite, a estimé dans une interview publiée hier par "Libération" que le désarmement de son parti, demandé en septembre par le Conseil de sécurité des Nations unies, "n'est pas une priorité". "Le Liban est un pays souverain. Nous n'avons pas besoin de tutelle. Nous refusons les ingérences étrangères et la résolution 1559 qui interfère dans nos affaires intérieures. La résistance est un droit légitime libanais. Le Conseil de sécurité qui se réunit pour demander notre désarmement ferait mieux de se réunir pour arrêter les offensives israéliennes contre notre pays. Au Liban, il n'existe pas de terrorisme, il y a une résistance. Le désarmement du Hezbollah n'est pas notre priorité. C'est une priorité israélienne", souligne le prélat. Interrogé sur les postes brigués par le Hezbollah au sein du gouvernement qui sera formé par le Premier ministre désigné Fouad Siniora, cheikh Kassem précise que son parti "aura probablement le ministère du Travail et celui de l'Energie". En outre, des pourparlers sont en cours pour que le ministre des Affaires étrangères soit également un chiite. Il "pourrait être nommé par Amal et le Hezbollah (les deux grands mouvements chiites, NDLR)": "Il ne représentera pas notre parti mais sa vision politique sera en phase avec la nôtre", ajoute cheikh Kassem. A propos des relations du Hezbollah avec la France, cheikh Kassem a déclaré sentir "sans aucun doute que la France est plus proche de nous que les Etats-Unis": "Mais nous considérons que la France a commis une faute en soutenant la 1559. Nous espérons qu'au vu des résultats des législatives et du soutien populaire dont jouit le Hezbollah, elle adoptera une attitude pragmatique et rationnelle à l'égard du Liban".


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com