Tunis : Défigurée suite à une opération de chirurgie esthétique





La chirurgie plastique attire de plus en plus de femmes et de filles voire même d’hommes à la recherche d’une beauté parfaite. Cet engouement n’est pas du reste, sans entraîner des ennuis puisque le résultat est parfois décevant et même à l’origine de quelques drames. Du coup, ce sont des batailles juridiques qui sont engagées pour réparer des dommages provoqués par les médecins eux-mêmes... Tunis - Le Quotidien A croire la plaignante dans cette affaire, il y a six mois de cela, elle a décidé de corriger son nez qui lui paraissait un peu gros par rapport aux autres traits de son visage. Après avoir consulté plusieurs spécialistes, elle a fixé son choix sur un médecin, plasticien de son état, qui exerce au sein d’une clinique privée. Après avoir subi les analyses et les tests nécessaires pour ce genre d’interventions, elle s’est vue fixer un rendez-vous pour subir ladite opération. Coup de théâtre, en se réveillant, la patiente a découvert que son visage portait plusieurs brûlures. Elle fut tout de même rassurée par le médecin que ces maudites tâches allaient disparaître d’elles-mêmes. Néanmoins, deux mois plus tard et malgré les soins prodigués par le plasticien, les brûlures n’ont pas disparu. Il faut dire que la patiente a été contrainte de cacher son visage à l’aide d’un foulard pour éviter les regards des curieux. Au passage, la victime a perdu patience et confiance décidant dès lors, de porter plainte à l’encontre du médecin. L’affaire portée devant la justice, fut l’occasion d’engager une véritable bataille juridique qui constitue une première dans les annales judiciaires puisque c’est la première fois que notre justice examine une affaire de ce genre. Bien évidemment, ce genre de litige nécessite que l’on fasse appel aux experts. Alors les rapports des spécialistes se sont relayés impliquant directement le médecin qui aurait commis quelques erreurs dans l’admission des doses relatives aux produits anesthésiants. Ainsi, la responsabilité du plasticien a été prouvée ce qui a permis de l’inculper de faute médicale. L’avocat de la plaignante s’est basé sur cette inculpation pour demander une réparation financière afin de permettre à sa cliente de se soigner, fut -ce même à l’étranger, si c’est nécessaire. Il faut cependant attendre le verdict du tribunal pour voir si l’avocat aura gain de cause ou non. H.M.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com