G8 : Une aide timide sur fond de terrorisme





Les attentats meurtriers commis jeudi à Londres ont brisé la dynamique du sommet de Gleneagles, mais les dirigeants des huit grandes puissances ont voulu faire face en adoptant hier une série de décisions politiques et économiques appelées à renforcer la lutte contre le terrorisme. Le Quotidien-Agences La matinée de leur deuxième journée de travail a été dédiée à l'Afrique et s'est conclue avec l'annonce par Tony Blair de la décision du G8 d'augmenter de 50 milliards de dollars son aide publique au développement et d'accorder 3 milliards de dollars dans "les années à venir" à l'Autorité palestinienne, a-t-il ajouté. Président en exercice du G8, le Premier ministre britannique a centré toute son intervention sur le terrorisme et a lié plusieurs décisions prises à la lutte contre ce fléau. "L'ombre du terrorisme a dominé notre réunion, mais elle ne l'éclipsera pas", a-t-il affirmé en introduction de sa déclaration, faite sur le perron du luxueux hôtel où se déroulaient les travaux, entouré de tous ses homologues et des dirigeants de plusieurs pays africains: Algérie, Ethiopie, Ghana, Nigeria, Sénégal, Afrique du Sud et Tanzanie. * Union retrouvée L'engagement chiffré sur l'aide au développement était un des points les plus controversés du sommet en raison des difficultés économiques de plusieurs pays membres. Cette décision est une marque de l'union retrouvée entre les dirigeants des huit grandes puissances, arrivés à Gleneagles très divisés. "Les égoïsmes naturels se sont effacés", avait souligné jeudi soir le président français Jacques Chirac, dont les contentieux avec le Premier ministre britannique sur l'Europe auraient pu peser sur le bon déroulement de la réunion. "Je ne sais pas si les terroristes avaient l'ambition de nous empêcher de travailler. Si tel était le cas, ils n'ont pas réussi", avait-il affirmé. Mais la dynamique a été brisée et le programme des réunions prévues hier a été écourté. Le sommet devait se terminer plus tôt que prévu, afin de permettre au Premier ministre britannique Tony Blair de regagner plus rapidement Londres. Le président américain George W. Bush a également prévu de partir rapidement, et il n'a pas prévu de conférence de presse à l'issue du sommet. Tous les points à l'agenda ont fait l'objet d'un accord et les premières déclarations approuvées ont commencé à être diffusées en fin de matinée. * L’agriculture, le pétrole et le climat L'une d'elle porte sur la politique économique et le pétrole avec des engagements à éliminer les subventions agricoles dans des délais crédibles et une reconnaissance de la menace constituée par la volatilité des prix du pétrole. Les dirigeants des grandes puissances du G8 (Grande-Bretagne, Allemagne, Etats-Unis, France, Canada, Italie, Japon, Russie) se sont par ailleurs dits prêts à "agir maintenant" sur le climat "afin de commencer à ralentir et, pour autant que la science le justifie, à freiner et à inverser l'augmentation des gaz à effet de serre", selon le projet de communiqué final. La Grande-Bretagne accueillera en novembre une conférence établissant un "dialogue" entre pays industrialisés et nations émergentes sur le réchauffement climatique, a annoncé Tony Blair.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com