Cap-Bon: Incitation à la débauche ou accusations gratuites ?





Elle est célèbre pour ses agrumes, mais elle est également un véritable vivier de main-d’œuvre particulièrement dans le secteur du textile. Il s’agit de la ville de Menzel Bouzelfa où plusieurs ateliers de confection ont ouvert leurs portes aux ouvrières de la région pour gagner honnêtement leur vie. Encore faut-il qu’il n’existe pas quelques patrons ayant un petit faible pour le sexe dit faible... Tunis-Le Quotidien Le soleil commençait à se lever. Les premières voix se font entendre dans les ruelles et sur les sentiers conduisant aux champs. C’est que nous sommes dans une ville, à la fois, agricole et industrielle. Alors, les matins à Menzel Bouzelfa ressemblent beaucoup plus à un tableau qui allie le contraste et l’harmonie. Du coup, ouvriers et paysans sont au bord des routes en groupe de trois, de quatre et même plus, ne se séparant qu’une fois l’un d’entre eux arrivé sur le lieu de son travail dans un champs ou une usine. Dans ce paysage, les femmes constituent un élément capital puisque plusieurs secteurs économiques reposent sur leur contribution. Le secteur du textile en particulier dont plusieurs centaines de femmes et de filles ont fait leur gagne pain. C’est le cas de la principale protagoniste dans cette affaire qui est au service d’un patron d’ateliers depuis plusieurs années. La femme en question fait l’objet de poursuites judiciaires suite à une plainte déposée par l’époux d’une ouvrière qui lui reproche le fait d’avoir tenté d’entraîner sa femme dans la débauche et ce pour le compte du propriétaire de l’usine de confection où travaille tout ce beau monde. Les faits remontent, selon l’époux, à plusieurs mois auparavant. La suspecte s’est rapprochée de sa collègue lui proposant ses services. Depuis, elles se sont liées d’une amitié profonde à telle enseigne que les deux femmes se sont mises à se rendre visite et à sortir ensemble. Entre-temps, la première femme a remarqué que son amie était dans le besoin. Du coup, elle lui a proposé d’améliorer ses revenus. Et comme il est difficile de s’en sortir dans une petite ville, la suspecte n’est pas allée par quatre chemins pour faire remarquer à sa collègue qu'elle pouvait gagner beaucoup d’argent si elle faisait un peu d’effort. Belle et encore jeune, elle pouvait compter lui dit-elle sur son charme pour ramasser un joli pactole d’autant que son patron est intéressé par sa jolie plastique. Etonnée et sidérée par l’audace et le culot de son amie, l’épouse est allée raconter tout cela à son mari. Ce dernier n’a pas hésité le moindre instant à aller porter plainte accusant la collègue de sa femme d’incitation à la débauche. Convoquée au poste, celle-ci a nié le faits prétendant être victime d’un complot. En attendant de tirer au clair toute cette affaire, un juge d’instruction en a été saisi afin de trancher. H.M.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com