Après avoir eu gain de cause au G8 : Bush promet de vaincre «les terroristes»





Dans une allocution radiodiffusée hier le président américain George B. Bush a promis que les Etats-Unis et ses alliés gagneront la guerre contre le terrorisme et ce au moment où tous les regards se tournaient vers la Grande-Bretagne d’où il est revenu triomphant après avoir réussi à détourner les intérêts du G8 des thèmes du climat et de l’aide à l’Afrique pour remettre la lutte contre le terrorisme au premier plan. Le Quotidien - Agences Le président George W. Bush a réaffirmé la détermination des Etats-Unis et de leurs alliés de gagner la "guerre contre le terrorisme", dans une allocution radiodiffusée hebdomadaire diffusée hier, quarante-huit heures après les attentats qui ont endeuillé Londres. "Nous maintiendrons l'offensive, nous combattrons les terroristes à l'étranger pour ne pas avoir à les affronter sur notre territoire. Nous continuerons à les priver de bases arrières et de l'appui d'Etats voyous", a déclaré Bush en soulignant que "le monde libre n'a pas cherché à livrer cette guerre, mais nous la gagnerons". «Les terroristes, a encore affirmé le président américain à son retour du sommet du G8, ne pourront ébranler notre volonté. L'Amérique et ses alliés agiront de manière décisive, car nous savons que l'avenir de la civilisation est en jeu dans cette lutte et nous savons que la cause de la liberté prévaudra», a encore déclaré Bush. Bush a également rendu hommage au peuple britannique auquel il a renouvelé ses condoléances après les attentats de Londres qui ont fait plus de 50 morts et quelque 700 blessés. "Dans ces heures sombres, les Américains se tiennent au côté des Britanniques", a-t-il dit. Le président américain a noté que les terroristes avaient frappé à Londres et tué des innocents hommes et femmes alors que les dirigeants du G8 examinaient les moyens pour les pays libres "de combattre la pauvreté, le sida, de protéger mieux l'environnement et d'améliorer la vie dans le monde entier". "Le contraste, a-t-il ajouté, n'aurait pas pu être plus fort entre, d'une part, les intentions et le coeur de ceux qui défendent la liberté et les droits de l'homme et, d'autre part, les intentions et les actes malfaisants de ceux qui se réjouissent de la mort et de la souffrance d'innocents". * Une réussite au G8 Les propos du président américain interviennent alors que tout en se montrant très discret lors du sommet du G8, il a, selon plusieurs avis, obtenu ce qu’il souhaitait sur le climat et l’aide à l’Afrique. Les attentats commis jeudi à Londres au début du travaux du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni et Russie) lui ont permis de remettre la lutte contre le terrorisme au premier plan. Dans les semaines précédant le G8, George W. Bush avait lâché juste assez de lest sur les sujets les plus délicats pour parvenir à des accords lui permettant de conserver l'essentiel de ses positions. Sur le réchauffement climatique, la déclaration finale mentionne le protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre et reconnaît que le "changement climatique constitue un défi grave et à long terme qui est susceptible d'affecter tous les points du globe". Elle évoque cependant "l'incertitude" scientifique en la matière et ne fixe pas d'objectifs chiffrés s'ajoutant à ceux de Kyoto, répondant au souhait des Etats-Unis de ne pas voir la lutte contre le réchauffement climatique faire obstacle à la croissance économique mondiale. Bush est également parvenu à éviter que la déclaration ne fasse de l'activité humaine la principale cause du réchauffement climatique, même s'il a reconnu pour la première fois dans une enceinte internationale qu'elle jouait un rôle. Concernant "la déclaration sur le climat, nous sommes très contents du résultat final", a souligné Faryar Shirzad, conseiller du président Bush pour les affaires internationales. Sur l'aide à l'Afrique, George W. Bush avait annoncé avant le sommet un plan de lutte contre le paludisme de 1,2 milliard de dollars et promis un doublement de l'aide américaine de 4,3 milliards de dollars à 8,6 milliards de dollars par an d'ici 2010. Washington renâclait pourtant face à tout objectif chiffré dans les déclarations du G8. Les Etats-Unis ont finalement accepté que les pays du G8 et "d'autres donneurs" s'engagent à augmenter de 25 milliards de dollars l'aide à l'Afrique d'ici 2010, soit un doublement par rapport à 2004. Le G8 a également promis que l'aide publique au développement (APD) en faveur de l'ensemble des pays pauvres allait augmenter de 50 milliards de dollars par an d'ici 2010. Faryar Shirzad a toutefois souligné que ce chiffre était atteint de lui-même grâce à des engagements déjà annoncés pour la période courant jusqu'à 2010 et ne constituait pas une promesse de fonds supplémentaires.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com