Sofiène Laâbidi (médaille d’or des 400 m) : Participer à la finale mondiale





On s’attendait un peu à le voir au sommet de la hiérarchie méditerranéenne durant les Jeux d’Almeria, Sofiène Laâbidi a répondu présent offrant à l’athlétisme tunisien sa 1ère médaille. Cette consécration n’est nullement le fruit du hasard, mais la juste récompense d’un travail planifié et des efforts consentis jusque-là pour concrétiser des objectifs mûrement réfléchis. A l’issue de sa médaille d’or sur 800 m en (45’’60), obtenue devant le Croate Zeljko Vincek (45’’90) et Ridha Ghali (45’’95), Laâbidi a déclaré : «Mon objectif était la médaille d’or, après la bonne préparation effectuée ces derniers mois à l’Université américaine de Louisiane. Cette préparation a été ponctuée par trois grands meetings internationaux au cours desquels j’ai remporté deux courses et j’étais classé troisième». autrement dit, notre athlète est arrivé aux Jeux dans les meilleures dispositions possibles pour pouvoir disputer le 400 m dans les conditions optimales. L’étape méditerranéenne franchie Laâbidi pense, d’ores et déjà aux prochaines échéances qui l’attendent et à l’énorme travail et aux efforts qu’il doit investir pour améliorer ses temps et s’approcher des meilleurs ténors mondiaux de la discipline. • Quelles sont vos impressions après cette sortie des Jeux méditerranéens d'Almeria? Je suis très heureux d’avoir pu remporter cette médaille d’or, d’autant plus que la course a été très éprouvante en raison de la grande chaleur et de la valeur de mes adversaires notamment mon coéquipier Ridha Ghali. Mais le travail paie toujours et je pense avoir mériter cette consécration et atteint mon objectif. • Votre prochain rendez-vous s’annonce autrement plus difficile, d’autant plus qu’il réunit les meilleurs athlètes du monde de la spécialité. Qu’en pensez-vous? Vous parlez des championnats du monde qui auront lui à Helsinki le 6 août. La compétition sera très rude pour tous les athlètes, bien qu’il y en aient quelques uns qui émergent du lot, à l’instar des trois Américains et des deux Jamaïcains qui se posent comme les principaux favoris de la compétition. Mon objectif majeur durant ces mondiaux est d’arriver en finale. Pour ce faire, je dois descendre sous les 45’’. J’estime avoir les capacités d’y arriver. N’oubliez pas que le 400 m est une course tout en puissance qui nécessite, outre la rapidité une grande force physique et un mental de fer. • Cette importante échéance nécessite une préparation adéquate. Comment comptez-vous vous y prendre? Comme je l’ai indiqué, la préparation a commencé depuis le début de l’année à l’Université de Louisiane. Les meetings et les Jeux Méditerranéens sont des étapes importantes dans l’optique des championnats du monde. Avant les mondiaux, je prendrai part au Grand prix de Madrid prévu le 16 juillet. J’enchaînerai ensuite avec le Grand prix de Hensdon (Belgique) qui se tient le 23 juillet. Ces tournois seront probablement couronnés par un stage en Allemagne dont la date n’est pas encore fixée. Grâce à cette préparation étoffée et au contact des meilleurs athlètes mondiaux du 400 m, la concurrence aidant, je pourrai améliorer mon temps et m’approcher du top 8. • Les championnats du monde ne constituent certainement pas votre dernière épreuve de la saison? Qu’en est-il au juste? Sûr. Après les mondiaux de Helsinki, il y aura les Jeux de la Francophonie qui sont quand même une étape importante de la saison, ainsi que le Grand prix de Monaco qui aura lieu fin août. Après ces échéances, je bénéficierai d’un petit «break» avant de reprendre le travail. • Vous allez probablement reconduire votre expérience à l’Université de Louisiane? Absolument. L’expérience a été, jusqu’ici, fort réussie et il n’y a aucune raison pour ne pas la prolonger. L’environnement, l’encadrement, ainsi que le cadre technique hautement compétent incitent au travail et à l’effort. De plus, l’antagonisme et la concurrence sont toujours présents, aussi bien aux entraînements que durant les compétitions. A tous ces facteurs s’ajoute un esprit professionnel qui anime tous les intervenants et qui demeure la clé de réussite de tous ceux qui ambitionnent d’atteindre les sommets. • Quels sont vos objectifs à moyen terme? Le championnat du monde Indoor en mars 2006 à Moscou. Lors de la précédente édition à Budapest en 2004, j’ai réussi à terminer en 4ème position. Mon ambition pour la prochaine édition est d’aller plus loin pour monter sur le podium. • Avez-vous des souhaits à formuler? Continuer à m’investir à fonds pour améliorer mes performances et atteindre les objectifs que je me suis fixés et faire partie de la sélection africaine pour participer aux championnats du monde. Moncef SEDDIK


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com