Après l’opération de Netanya : Le Jihad traqué, Tulkarem réoccupée





Israël a réoccupé la ville de Tulkarem (Cisjordanie), imposé un bouclage total et lancé une traque hier contre les islamistes du Jihad islamique qui ont revendiqué l'attentat de Netanya ayant coûté la vie à trois Israéliennes Le Quotidien - Agences Un policier palestinien a été tué et un autre blessé lors d’un raid à Tulkarem lancé à l'aube par d'importantes forces militaires, selon des responsables des services de sécurité palestiniens. Deux soldats israéliens ont pour leur part été légèrement blessés au cours d'échanges de tirs tandis que cinq militants du Jihad islamique étaient arrêtés à Tulkarem et des armes saisies. Un responsable israélien au bureau du Premier ministre Ariel Sharon a annoncé qu'à la suite de l'attaque de Netanya le transfert des pouvoirs sécuritaires à l'Autorité palestinienne dans les villes de Ramallah, de Beit Lahm et de Kalkiliya en Cisjordanie prévu dans les prochaines semaines était gelé. Ces localités avaient été réoccupées à la suite du déclenchement de l'intifada en septembre 2000. Après la réoccupation de Tulkarem, seule Ariha reste sous la responsabilité de l'Autorité palestinienne. Pour compléter le dispositif anti-Jihad Islamique, Israël a imposé un bouclage de la Cisjordanie et de la bande de Gaza "jusqu'à nouvel ordre", a annoncé un porte-parole militaire. Les médias ont pour leur part évoqué la possibilité qu'Israël recourre de nouveau aux opérations d'éliminations ciblées contre des responsables du Jihad islamique. Le responsable israélien n'a pas exclu cette possibilité. L'opération de Netanya a coûté la vie à trois Israéliennes tandis qu'une cinquantaine de passants étaient hospitalisés dont deux étaient dans un état "critique". L’opération qui s'est produite devant un centre commercial était le premier commis en Israël depuis près de cinq mois. Du côté palestinien, le dirigeant Mahmoud Abbas a dénoncé l'opération suicide en la qualifiant "d'attaque terroriste" visant à saboter le retrait israélien de la bande de Gaza. "C'est un crime contre le peuple palestinien. Aucun véritable patriote ne peut perpétrer ce genre d'opération juste avant qu'Israël ne se retire de 21 colonies (de la bande de Gaza)", a ajouté le dirigeant palestinien * Rejet iranien Pour leur part, les Affaires étrangères iraniennes ont rejeté hier les accusations du secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld selon lesquelles l'Iran pourrait être derrière l'opération de Netanya. "Les déclarations de Rumsfeld (...) visent à faire oublier les échecs des Etats-Unis dans la région", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères Hamid Reza Asséfi dans un communiqué. "La poursuite des actions maladroites et irréfléchies des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme (...) ont rendu le monde moins sûr (...) et chaque jour nous apporte de tristes nouvelles d'attentats et de la mort d'innocents", a-t-il affirmé. "Les dirigeants américains regardent le monde à travers des lunettes israéliennes et sont incapables d'une analyse correcte de la situation (...), il faut chercher l'origine du terrorisme au sein du régime sioniste et dans ses actions violentes", a-t-il poursuivi. "Je ne voudrais pas suggérer que je sais quelque chose à propos de l'attentat d'aujourd'hui, mais il est clair que l'un des objectifs déclarés et constants de l'Iran est de nuire à Israel", avait déclaré Rumsfeld lors d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre avec son homologue italien Antonio Martino. "Nous savons que l'Iran est sur la liste terroriste. Nous savons que l'Iran aide le Hezbollah et d'autres organisations, qu'il transfère du matériel et des personnes à Beyrouth via Damas, puis dans des endroits d'où ils peuvent attaquer Israel depuis des années", a-t-il ajouté.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com