De Tunis à Djerba : Rêves au bout du voyage





Cinquante minutes séparent les passagers de ce vol, de Djerba la Douce. A l’île des rêves, la mer ne se lasse pas de flirter avec le désert. Les vieux palmiers sont témoins de cette union qui charme encore et toujours les visiteurs de l’île. Djerba - Le Quotidien Pour les amateurs de voyages, prendre l’avion est toujours agréable. Et ça l’est encore plus quand il s’agit d’un vol domestique court comme celui de Tunis à l’île des rêves. Il est presque 7h30, quelques passagers sont attablés par-ci et par-là dans ce café. Nous sommes du côté de la salle d’embarquement des vols intérieurs. Il reste une heure avant le départ. Le temps d’un café et d’un récap de la soirée de la veille à Carthage. Il paraît que le public n’a pas été nombreux à aller voir Latifa Arfaoui. De même au musée de Carthage où Samir Agrebi donnait aussi un spectacle. Les “passagers à destination Djerba” sont priés de rejoindre la salle d’embarquement” susurre une voix douce et suave. Il y a du monde. Une vingtaine de minutes après, on embarque. On voit des touristes et surtout des habitués de ce vol qui ont noué depuis une certaine période avec ce périple quotidien. Entre la capitale et Djerba la douce, une cinquantaine de minutes dans cet appareil interne. Il faut dire que le bruit de l’avion qui nous accompagne tout au long du voyage nous dérange. On préfère alors en rigoler pour pas stresser. Ma collègue à côté de moi commence à avoir mal à la tête. On tue le temps en lisant des journaux. Un petit café et un jus d’orange coupent le léger creux du ventre et créent surtout l’ambiance avec deux barres de céréales. On rigole encore avec ma collègue. C’est d’ailleurs une tradition à chaque fois qu’on se réunit. * La mer flirte avec le désert Le reste des passagers parle aussi. Bientôt on arrive à notre destination. On vole maintenant au-dessus d’une mer calme dans laquelle on voit des filets de pêche. On annonce qu’on atterrit dans quelques instants. C’est le temps de terminer un article sur la bataille de jazz entre Tabarka qui perd de ses téléspectateurs et Yasmine Hammamet qui marque le début d’une tradition de blues. Soudain, on passe au désert. Ce passage est magnifique. Car entre la mer et le sable, c’est une longue histoire d’amour qui plaît et déplaît... mais qui dure sous plusieurs formes. L’atterrissage se fait en douce comme me le dit ma collègue. En montant dans le bus, on a l’impression d’avoir fait un petit déplacement jusqu’à la plage. Bienvenue à l’île des rêves ! A la sortie de l’aéroport, une brise d’air frais nous accueille. On part tout de suite en direction de la zone touristique. Ca a vraiment changé par ici ! Une autoroute mène à cette zone. A droite et à gauche, la terre du désert comme en témoignent les dunes de sable entrecoupées d’arbustes verdoyants. * Molo, molo! A la Marina, il ne reste plus qu’un bateau qui part incessamment à l’île aux Flamands Roses. Alors on essaie de voir s’il y a encore des clients. Mais pas de chance, on jette juste un coup d’œil sur l’endroit. Les autres bateaux son déjà partis à 8h30 pour passer la journée sur place. Un peu plus loin de ce port de pêche et de loisirs, le nouveau théâtre de plein air sent le neuf. Il vient récemment d’être achevé. Désormais, Djerba a son théâtre tant attendu. Sur cette route, la journée démarre molo molo ! Au centre de la zone touristique, quelques groupes de touristes s’apprêtent à partir à la découverte de l’île. On nous parle alors de cette saison estivale qui s’annonce sous de très bons auspices. Et comment ? On s’inquiète pour les problèmes de surbooking. Et on espère que le souci de parer à l’abondance ne l’emporte pas sur la qualité des prestations. On nous dit aussi que les clients majoritaires aujourd’hui sont les Européens de l’Est. Ils privilégient les circuits culturels et ne consomment pas les produits du marché local, contrairement aux Français et aux Italiens qui profitent à fond pour se dépayser. Mais qu’importe. Tout ce qu’on espère ici c’est que la saison arrive à terme et que tout se passe dans les meilleures conditions. Nous voilà enfin au temple des crocodiles, “Djerba explorer” où les préparatifs vont bon train pour une méga-soirée avec le DJ-Didier Sinclair. En attendant, c’est une invitation à la découverte de l’île des rêves qu’on présente aux invités des lieux !” Maryem KADA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com