Latifa Arfaoui au Festival international de Carthage : Nostalgie, reconnaissance… et passion





C’est sous le signe du dialogue entre les différentes générations de musiciens, de la nostalgie et de la reconnaissance que s’inscrit le concert de Latifa Arfaoui, à l’amphithéâtre romain de Carthage. Un retour réussi ! Le public n’a pas déçu Latifa. Elle non plus ! La création de nouveaux espaces et la programmation de plusieurs spectacles en même temps sont-ils toutefois derrière cette assistance moyennement nombreuse ? Ce qui est sûr, c’est que ceux qui ont choisi de partager avec Latifa Arfaoui la joie des retrouvailles sur la scène du Festival international de Carthage ont passé de bons moments. Après cinq ans d’absence, Latifa Arfaoui a choisi d’ouvrir le bal par le chant patriotique. Ecrit par Samir Ayadi et composée par Oussama Farhat, «Tunisie» est une nouvelle chanson que Latifa a choisi d’offrir à cette terre qui lui est chère. «Je vous aime beaucoup, je remercie l’Association Basma, le ministre de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine, l’artiste et le directeur de cette session Raouf Ben Amor et la troupe musicale qui m’accompagne sous la direction de Khaled Foued et qui réunit des musiciens tunisiens et égyptiens», confie Latifa Arfaoui qui a choisi d’entrer en communication avec son public après ces années d’absence. C’est dans l’ambiance d’une «Kharja» avec les drapeaux, les bougies, l’encens... que Latifa Arfaoui a présenté cette première chanson, typiquement tunisienne : paroles, composition et interprétation. Heureuse de ce retour, surtout qu’elle a eu l’occasion de se produire lors de la soirée d’ouverture, Latifa a laissé au public la liberté de choisir les chansons qu’il désire écouter pour ce concert. Elle est prête pour toutes les demandes et elle est là pour satisfaire son public : «Ya Sidi Messi», «Matrouhech biîd», «Mahma sar», «Gharamak mouzayef» se sont succédées pour arriver à «Khalliouni», cette chanson tirée du patrimoine musical algérien. Je viens de tourner cette chanson en vidéo-clip avec le même réalisateur de «Matrouhech biîd» et j’ai choisi la Tunisie... Vous allez voir et redécouvrir, lors de sa diffusion la beauté enchanteresse de Gammarth, de Carthage, de Sidi Bou Saïd»... note-t-elle. Et voilà, c’est le temps des surprises et quelles surprises ! Car Latifa a choisi de partager la scène avec une brochette de nos chanteurs, loin de toutes les formes d’égoïsme. Avec Ahmed Hamza, elle a chanté : «Jari ya Hamouda», «Ridi El-Ghali» avec Soulef, «Diblej wa h’dida» avec Safoua, «Ellila ellila» avec Adnène Chaouachi, «Min soghri n’haouess al-brour» avec Hassine Al-Afritt, «Sidi Habibi» avec Ghazi Ayadi et «Galou zini amel hala» avec Olfa Ben Romdhane. C’est avec beaucoup d’amour que Latifa a présenté ses invités aromatisant le concert par du suspense choisissant d’entrer dans les coulisses pour revenir, à chaque fois, avec un nouvel invité. De l’amour oui, mais aussi de l’intelligence ! Après ses prestation en duo, cette brochette de chanteurs a interprété «Taht al-yasmina fillil» du regretté de la chanson tunisienne Hédi Jouini. Cette réunion de la famille artistique tunisienne qui a fait le bonheur de tout le monde, après ce geste de reconnaissance, Latifa a continué à chanter offrant au public des chansons à succès de ses divers albums. «Inchallah» chante-t-elle avec beaucoup d’espoir, souhaitant qu’elle ait pu satisfaire son public et répondre à ses attentes ! I.A.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com