Circulation à Hammamet : La ville des jasmins suffoque…





L’attraction qu’exerce Hammamet en tant que destination touristique privilégiée et l’expansion urbaine tentaculaire de la ville enregistrent de sérieux problèmes de circulation. Les différents plans de circulation élaborés par la mairie dans l’espoir de décongestionner la cité des jasmins semblent avoir eu l’effet d’un coup d’épée dans l’eau. Et pour cause… Hammamet-Le Quotidien Dès que la canicule chasse la douceur printanière de son piédestal pour faire valoir ses droits, Hammamet se trouve au bord de l’asphyxie sous l’effet de l’assaut que lancent quotidiennement des milliers de voitures particulières et autres types de véhicules sur les artères principales de la ville. La congestion atteint son apogée pendant les mois de juillet et d’août. Deux facteurs essentiels expliquent l’étouffement de la ville pendant la saison estivale dont l’intensité se fait sentir chaque année un peu plus: l’explosion urbaine et l’attraction particulière qu’exerce cette ville balnéaire sublime sur les férus du sea-sand and sun et des soirées dansantes tunisiennes et étrangères. * Expansion tentaculaire La cité des jasmins étend ses tentacules dans tous les sens. Des milliers de constructions souvent anarchiques poussent un peu partout aux dépens des vergers d’agrumes. Le nombre d’habitants passe, selon les statistiques de la mairie d’Hammamet, de 55 mille à plus de 120 mille en juillet et août. La ville accueille également plusieurs centaines de milliers de touristes chaque année pour ressembler ainsi à une fourmilière humaine. Trois goulots d’étranglement au moins se produisent quotidiennement à l’heure où la nuit étend ses draps sombres sur la ville. Le premier qui se situe au niveau de la route régionale 28, reliant Barraket Essahel au centre-ville d’Hammamet est occasionné par la ruée des amateurs de la bonne bouffe et des balades nocturnes vers l’hyper-centre de la cité où restaurants de luxe, bars et cafés répondent à tous les goûts. Un second goulot d’étranglement se fait sentir au niveau de l’embranchement de Bir Bouregba reliant la gare ferroviaire au Centre-ville. Outre ces deux entrées de la ville qui se trouvent verrouillées à partir de 21 heures, l’avenue Moncef Bey, abritant de nombreux centres d’animation, discothèques et restaurants “in”, se trouve, à son tour, envahie par les grandes caisses des mordus des longues soirées dansantes. * Solutions envisageables Les Hammamétois pensent qu’il n’existe pas une solution miracle pour désengorger la ville. M. Salem Sahli, membre du Conseil municipal de la ville, souligne que “la mairie n’a pas toujours eu les moyens d’appliquer les plans de circulation adoptés”, en indiquant que Hammamet demeure “une ville sans projets” en dépit du fait qu’elle draine 20% des recettes touristiques du pays. M. Sahli fait remarquer également que les solutions existent d’autant plus que plusieurs atouts sont “inexploités”. “Il faut reconnaître que la municipalité ne croise pas les bras face à l’étouffement dont souffre la ville”, signale-t-il. Et d’ajouter: “la bretelle nord (route régionale 130) a atténué un tant soit peu, l’ampleur de l’asphyxie” . De même, le projet d’une route parallèle à la route régionale 28 large d’une vingtaine de mètres pourrait fluidifier davantage la circulation. D’autres solutions tels l’application de la décision d’interdire la circulation des trains touristiques au centre ville, la multiplication des entrées à la ville et l’encouragement du transport public et notamment de la navette de chemin de fer reliant Hammamet à Nabeul sont également envisageables, d’après M. Sahli, en attendant des plans à moyen et à long terme… Walid KHEFIFI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com