Jeunes et futurs époux : Elles les veulent Tunisiens, ils les préfèrent étrangères





Pour trouver “chaussures à ses pieds”, il faut parfois choisir un “hors-pair” avec lequel on partage tout pour le meilleur et pour le pire. Nombreux sont ceux qui ont déjà esquissé un “portrait-robot” du futur conjoint. Ils auraient même prédéfini sa nationalité. La question s’impose d’elle-même: étranger ou tunisien, qui sera le compagnon de parcours idéal pour les jeunes ? Tunis - Le Quotidien “Le way of life” de la majorité juvénile est trop occidentalisé. Une façon de vivre qui facilite le contact avec les Occidentaux et qui explique entre autres qu’une éventuelle relation mixte est très probable. Les jeunes aiment croquer la vie à pleines dents , aiment vivre de manière ... “in”. Des facteurs qui favoriseraient probablement une alliance avec des étrangers. Pour fonder une famille et s’unir sous les liens sacrés du mariage, les jeunes mettent-ils au devant les mêmes tendances ? Manal, 18 ans, future candidate au bac est totalement hostile à l’idée d’épouser un étranger. “On a beau être ouverts et influencés par un mode de vie moderne, le mariage c’est une autre paire de manches. Il faut avoir des choses en commun avec l’époux. Et puis surtout, je ne peux même pas concevoir l’idée d’épouser un chrétien même s’il se convertit plus tard à l’Islam. Comment pourrais-je faire face à ma famille et au regard des autres!” dit-elle. La famille et la religion ne sont pas les seuls inconvénients que Manal évoque. La jeune fille reste très attachée à ses racines au fond et ne pense pas que le ménage sera réussi. “A mon sens, une correspondance ou à la limite, une amitié mixte peut-être fructueuse dans la mesure où cela permet l’échange culturel, mais pour le mariage, il faut avoir des croyances, des principes de bases, des mentalités qui soient très proches sinon le mariage ressemblera à quelque chose comme... “cherchez l’erreur dans ce dessin”, ajoute-t-elle. Abir, 17 ans, élève, partage la même vision avec Manel. La jeune fille préfère épouser un homme “typiquement tunisien”. “Il faut dire que je suis un peu classique et traditionnelle. Je veux un mariage traditionnel avec la bénédiction totale de ma famille. D’ailleurs, je pense qu’un étranger ne pourra jamais me satisfaire. La vie de couple des étrangers me semble trop plate. Je veux un homme jaloux, voire “volcanique” qui sait être l’homme de la situation et qui sera le chef de la maison. Je pense que celles qui veulent épouser des étrangers sont des filles qui rêvent de porter à jamais “le pantalon”. Ou encore des filles qui cherchent une vie aisée où elles auront tout ce qu’elles veulent. Je préfère militer et patienter auprès d’un Tunisien que de vivre une vie aisée auprès de quelqu’un qui n’a pas le même langage, les mêmes croyances, la même religion et les mêmes traditions que moi”, dit-elle. Si nos deux interlocutrices préfèrent les Tunisiens, les jeune hommes ne semblent pas être tellement d’accord avec elles. Jihed, un étudiant de 21 ans préfère de loin mettre la bague au doigt d’une étrangère. “Je parle en connaissance de cause. J’ai connu une jeune Russe. C’était un autre genre de fille ouverte, attentive, attentionnée, compréhensive... Et cette fille ne fait pas l’exception. Toutes les étrangères ont presque les mêmes caractéristiques. La dernière chose à laquelle elles pensent, c’est l’argent. Et c’est tout à fait le contraire d’une Tunisienne. Les Tunisiennes sont... “coûteuses”. Depuis le premier contact, jusqu’à l’union officielle, il faut déjà dépenser une fortune. Par contre, une étrangère est très sensible aux petits gestes qui ne coûtent pas grands-chose et qui signifient beaucoup de choses. Elle se contente d’une rose, d’un gentil mot inscrit sur une jolie carte, d’un petit collier en argent... Par contre, même si une Tunisienne se montre douce et fine, elle se transforme et démasque son côté ultra-matérialiste une fois qu’elle sent “sa proie, piégée”, dit-il. Décidément, l’image que garde Jihed des Tunisiennes est trop mal faite! Akram, 20 ans, étudiant, partage avec Jihed son avis. Le jeune homme sait qu’il y a certes quelques perles rares qui ont une identité tunisienne, mais il préfère ne pas courir de risques. “Peut-être que certaines Tunisiennes sont authentiques et sentimentales, mais aurais-je assez de souffle pour attendre le miracle ?! Je suis arrivé à la conclusion que la majorité des jeunes filles de notre époque sont trop molles et trop matérialistes. C’est l’argent qui prime pour elles. Par contre, et je parle aussi en connaissance de cause, les étrangères ne sont pas fausses, si elles aiment, c’est pour du vrai. De plus elles aiment la personne et non pas ce quelle possède. Le seul inconvénient, c’est la religion, mais ces femmes étrangères sont tellement dévouées et entières de sorte qu’elles sont prêtes, dans la majorité des cas, à se convertir à l’Islam. Hélas, les filles tunisiennes font tout pour ressembler aux étrangères, or elles ne les imitent que dans les apparences et dans le côté libéral. Si je dois donc épouser une fille “in” et libérale, je préfère la copie originale !” dit-il. Abir CHEMLI OUESLATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com