Conduite en état d’ébriété : Trois ans de prison pour le chauffard “tueur” d’un élève





Un jeune conducteur a été condamné récemment par le tribunal de première instance de Tunis à trois ans de prison pour avoir donné la mort à un piéton. Motif de cette lourde peine, l’état d’ébriété dans lequel se trouvait “le chauffard” au moment des faits. Tunis - Le Quotidien Selon l’Observatoire national de la circulation, 1.000.000 de véhicules sont recensés en Tunisie dont 700.000 roulent régulièrement sur nos différentes routes. 1.800.000 citoyens disposent, par ailleurs, du permis de conduire dont 1.300.000 conduisent tous les jours un véhicule. Notre pays dispose aussi d’un parc estimé à 1.500.000 bicyclettes et motocycles. Ces chiffres expliquent le nombre important des accidents de la circulation qui se produisent tous les ans sur nos routes. Des accidents qui sont dus, toujours selon l’Observatoire national de la circulation, principalement aux conducteurs, aux piétons, à des pannes mécaniques et en dernier lieu à l’état de nos routes. L’on déduit que l’erreur humaine est donc la principale cause des accidents. Cela va du non respect d’un feu, dépassement interdit, excès de vitesse jusqu’à la conduite en état d’ébriété. C’est justement le cas de ce jeune conducteur condamné récemment à trois ans de prison pour avoir donné la mort à un jeune piéton. Les faits remontent au mois de février dernier. La victime est un élève qui traversait la chaussée pour rejoindre le domicile familial situé dans un quartier populaire de la capitale. Le jeune garçon a été percuté de plein fouet par une voiture qui roulait à une grande vitesse. Pis encore, le conducteur n’a réussi à stopper son véhicule que trois cents mètres plus loin en percutant un dos d’âne. Rapidement, les passants se sont organisés pour porter secours aux victimes. Le piéton a perdu, en effet, connaissance et le conducteur, coincé à l’intérieur de la voiture, n’a pu se libérer qu’à l’aide des agents de la protection civile dépêchés sur le lieu de l’accident. Conduits d’urgence dans un hôpital de la place, le piéton a malheureusement succombé à ses blessures. Quant au conducteur, il a été sauvé in-extremis d’une mort certaine. Seulement, lors de son hospitalisation, les médecins ont relevé un taux d’alcoolémie très important dans le sang du conducteur lequel, rétabli, a dû répondre de son forfait devant la justice. Traduit récemment devant le tribunal de première instance de Tunis, le conducteur a été informé qu’il comparaissait pour répondre d’un chef d’inculpation très grave, à savoir celui d’avoir donné la mort à une autre personne à l’aide d’un véhicule qu’il conduisait dans un état d’ébriété. Il faut dire que le conducteur, conscient de la gravité de son acte, a demandé le pardon des membres de la famille de la victime. Cela n’a pas empêché le juge de le condamner à trois ans de prison. H.M.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com