Le Fait





Un pas de plus vers l’insanité Nous n’en sommes encore qu’à l’inter-saison et aux tests amicaux et les esprits sont déjà surchauffés jusqu’à l’exaltation. Ce qui s’est passé à Sousse le week-end dernier au cours du match AMICAL entre l’ESS et l’USM est édifiant à ce sujet. Plus même, révoltant et choquant. Qu’un entraîneur crie haut et fort son mécontentement à la face d’un arbitre central ou d’un assistant, c’est monnaie courante. Mais qu’il refuse d’obtempérer à la décision de l’arbitre (expulsion méritée, suite à un écart de conduite qui ne peut passer sous silence) et qu’il somme ses joueurs de quitter le terrain, il y a un pas franchi vers l’insanité morale et intellectuelle, vers l’ineptie. Quelles que soient les erreurs (même délibérées) commises par un assistant (il y a un organisme habilité pour le juger et le sanctionner), rien ne justifie qu'un responsable technique prive son équipe d’un test (de rang de surcroît) évaluatif et hautement instructif. Et s’il s’était agi d’un match officiel, le ciel serait alors tombé sur nos têtes ! Heureusement que ce triste épisode est contre-balancé par un autre dont le protagoniste est aussi un technicien tunisien. Lors d’un test amical joué en France il y a quelques jours, par une équipe tunisienne, l’arbitre a expulsé un joueur de l’équipe adverse (un club français de Ligue 1). Le coach tunisien a demandé à l’arbitre de se rétracter et de laisser l’adversaire poursuivre le match à 11. Il n’avait sûrement à l’esprit que les enseignements à tirer de ce test amical, indépendamment du résultat. Toute une culture en clivage ! W.S.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com