Enlèvement de deux diplomates à Bagdad





• Cellule de crise à Alger Le Quotidien-Agences Le chargé d'affaires et un diplomate algériens ont été enlevés hier dans le quartier de Mansour, à Bagdad, par des inconnus à bord de deux voitures, a-t-on appris auprès du ministère de l'Intérieur et de l'ambassade d'Algérie. Le chargé d'affaires, Ali Belaroussi, et le diplomate, Ezzedine Ben Kadi, se trouvaient dans un Land Cruiser quand ils ont été enlevés par des hommes armés à bord de deux voitures, à 100 mètres de l'ambassade, a indiqué une source au ministère de l'Intérieur. Les ravisseurs ont enfermé les deux diplomates dans le coffre de chacune de leurs voitures, immatriculées dans la province sunnite rebelle d'Al-Anbar, dans l'ouest du pays, a ajouté cette source. "Il était 14H10 (10H10 GMT), je me trouvais de l'autre côté du boulevard lorsque j'ai vu des gens à bord de deux voitures extraire les deux hommes de leur véhicule, puis les emmener. Il n'y a pas eu de coups de feu. Je n'ai rien pu faire, j'ai essayé d'appeler la police", a raconté un fonctionnaire de la chancellerie algérienne, Abdel Wahab Fellah. M. Belaroussi était en poste à Bagdad depuis près de deux ans, a-t-il ajouté. "J'étais en faction avec mes collègues dans un bâtiment préfabriqué devant l'ambassade d'Oman, à 30 mètres du lieu de l'enlèvement", a affirmé un policier irakien, sous condition d'anonymat. "Un homme est venu nous trouver pour nous prévenir qu'un enlèvement était en cours. Nous sommes aussitôt sortis, nous avons vu huit hommes armés monter dans deux voitures et démarrer", a-t-il ajouté. "Nous avons ouvert le feu, mais les ravisseurs ont réussi à s'enfuir. Il ne restait plus que la voiture des diplomates, abandonnée vide et les portes ouvertes, au milieu de la rue", a précisé ce policier. A Alger, une cellule de crise a été aussitôt mise en place hier au ministère des Affaires étrangères à Alger, a déclaré un responsable du ministère. "Une cellule de crise a été mise en place au ministère. Tout le monde est mobilisé", a indiqué le directeur de la Communication, Abdelhamid Chebchoub. "Tant qu'il n'y a pas de revendication, on ne peut pas spéculer" sur les raisons de cet enlèvement, a-t-il ajouté, précisant que les autorités algériennes tentaient de réunir de plus amples éléments d'informations. Face à cette nouvelle situation, le Premier ministre irakien, Ibrahim Jaafari, a redemandé hier après-midi aux diplomates en poste à Bagdad de respecter les règles de sécurité.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com