Deux semaines après une première vague d’attentats : Londres secouée par de nouvelles explosions





Après deux semaines jour, pour jour de nouvelles bombes "plus petites" que celles du 7 juillet ont explosé hier à Londres, faisant "un faible nombre de victimes", a annoncé le chef de la police en demandant aux Londoniens de "rester où ils sont". Le Quotidien-Agences Il s'agit d'un incident "très grave" mais les explosions ont fait "un faible nombre de victimes", a précisé Ian Blair. Les explosions, a-t-il ajouté, "ont été plus petites que la dernière fois mais nous ne connaissons pas encore les implications de tout cela". Le réseau du métro a été fermé "pour un moment" le temps que les enquêteurs procèdent à des vérifications, a ajouté Ian Blair qui allait participer incessamment à une réunion "Cobra" rassemblant les services de sécurité et les principaux membres du gouvernement. Les explosions ont été rapportées quasi-simultanément, aux environs de 12h30 (11h30 GMT) dans le métro à Warren Street (nord), Oval (sud) et Shepherd's Bush (ouest). Un peu plus tard, un incident a également été rapporté dans un bus à Hackney (est de Londres). La police des transports a fait état d'un blessé, les services d'ambulance n'en mentionnaient encore aucun. Les premiers examens effectués à la station de métro Oval à Londres n'ont montré "aucune trace d'un agent chimique", a déclaré hier un porte-parole de Scotland Yard. Des policiers en combinaisons protectrices effectuaient des prélèvements dans les autres stations. Il n'y a pas de blessés dans le bus dans lequel un incident a été rapporté hier à Hackney, dans l'est de Londres, a annoncé la compagnie de transports en commun Stagecoach. "Le chauffeur a entendu un bang qui semblait venir du deuxième étage, a dit un porte-parole. Quand il est allé voir en haut, il a vu que les fenêtres avaient volé en éclat". * Etat de crise Le Premier ministre britannique Tony Blair a "reporté" plusieurs engagements prévus hier après-midi, notamment une visite dans une école, a annoncé une porte-parole de Downing Street. Blair a également reporté une séance de photos prévue avec le premier ministre australien John Howard, au cours de laquelle il devait répondre aux questions de la presse. "Il n'y a pas de raison de l'organiser tant que nous ne savons pas ce qui s'est passé", a déclaré un responsable de Downing Street. Comme mesure de précaution, un cordon policier a été installé autour de Downing Street, la résidence du Premier ministre au centre de Londres. Blair a, toutefois, voulu être rassurant en affirmant à la presse que les quatre attaques ne semblent pas avoir fait des victimes tout en demandant aux gens de reprendre leurs activités normales. Plus tôt, un porte-parole du maire de Londres Ken Livingstone avait également indiqué que le maire avait annulé une visite prévue hier après-midi au centre d'aide aux victimes des attentats. Le président américain George W. Bush a été informé des explosions à Londres et la Maison Blanche suit la situation de près, a indiqué le porte-parole de la présidence américaine Scott McClellan. "Nous suivons la situation de près. Le président a été informé de ces événements", a-t-il déclaré lors d'un point de presse sans donner plus de détails. __________________________________ Des incidents dans un hôpital Des policiers armés ont été envoyés hier au University College Hospital de Londres pour enquêter sur un “incident” sur place, après ceux signalés dans le métro et dans un autobus, a annoncé Scotland Yard. “Nous avons déployé des policiers armés en réponse à un incident qui s’est produit au University College Hospital”, a déclaré un porte-parole de Scotland Yard. L’hôpital, situé au centre de Londres, avait accueilli de nombreux blessés en urgences lors des attentas du 7 juillet à Londres. Scotland Yard n’a pas confirmé les informations de Sky News, indiquant qu’un homme suspect, portant sur lui un appareil et des fils électriques, avait été vu dans les environs. Le personnel du University College Hospital a reçu un mémorandum interne leur demandant de chercher un homme noir ou asiatique, avec des fils électriques sortant de son vêtement, selon Sky News. __________________________________ L'enquête se concentre au Pakistan Le Quotidien - Agences Deux semaines après les attentats de Londres, l'enquête se concentre au Pakistan où l'ambassade britannique a cependant fait savoir hier qu'aucune des nombreuses arrestations opérées ces derniers jours n'avait de lien direct avec ces attaques. Trois des auteurs des attentats qui ont fait 56 morts et 700 blessés étaient d'origine pakistanaise. Deux d'entre eux, Shahzad Tanweer et Mohammed Sidique Khan, se sont rendus deux fois au Pakistan, en 2003, puis en 2004, a indiqué hier un haut responsable des services pakistanais de renseignement. Il a ajouté que pour leur premier voyage, ils étaient arrivés en juillet 2003 à Karachi, sans que l'on sache encore ce qu'ils y ont fait. Les autorités pakistanaises qui cherchent à établir leurs liens éventuels avec la mouvance islamiste, ont arrêté 228 de ses militants depuis le début de la semaine. Mais l'ambassadeur britannique au Pakistan Mark Lyall Grant a affirmé hier qu'il n'y avait "pas eu d'arrestation au Pakistan depuis le 7 juillet en relation avec les attentats de Londres". Les autorités pakistanaises avaient peu avant démenti avoir arrêté un Britannique identifié comme Haroon Rashid Aswad, que le quotidien britannique Times présentait jeudi comme "le dirigeant d'Al-Qaïda lié aux attentats terroristes de Londres". "Nos services ont interrogé un certain nombre de gens en relation avec les attentats de Londres depuis dix jours, mais pour le moment aucune percée n'a été réalisée", a assuré un des principaux responsables des services de sécurité. "Il n'a pas été établi que Haroon Rashid s'est rendu au Pakistan", a souligné ce même responsable. Selon le Times, citant des sources des services de sécurité, Haroon Rashid a été arrêté sous un faux nom lors d'une opération dans une madrassa (école coranique) de Sargodha, à environ 150 km d'Islamabad, et transféré dans la capitale pakistanaise par avion. Arrivé au Royaume-Uni deux semaines plus tôt, il en serait reparti quelques heures avant les attentats, selon The Times. Les jours précédents, il aurait échangé une vingtaine de coups de téléphone avec deux des auteurs des attaques. Le plus âgé, Mohammad Sidique Khan, l'aurait appelé le matin même, affirme encore le Times, citant des "sources dans les services de renseignement". La secrétaire d'Etat britannique à l'Intérieur Hazel Blears, interrogée hier, s'est refusée à commenter les "informations des médias et les spéculations". Et la famille d'Haroon Rashid Aswat, qui habitait Leeds (nord) comme trois des auteurs des attentats, a indiqué l'avoir perdu de vue depuis dix ans.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com