Basket Fayçal Hammami (E.N. Féminines Juniors) : «Il faudra surtout se rappeler d’où nous étions partis!»





C’est déjà l’heure des premiers bilans. Le mondial du cinq national tunisien a laissé beaucoup de gens perplexes, surtout que les défaites subies furent par des scores sévères et que les copines de Selima M‘nasria avaient fait nourrir de belles espérances à la veille des sixièmes championnats du monde juniors. •Tout d’abord, le match contre la Chine n’a pas dérogé à la règle. Avant-hier, vos protégées opposèrent une solide résistance avant de baisser pied dans les trois derniers quarts temps? Malgré l’écart final de 34 points, je considère que mes filles se sont battues jusqu’au bout. Il y a assurément une nouvelle mentalité qui les anime, une formidable envie de se battre. Nous n’avons jamais baissé les bras démontrant une admirable volonté. Il y eut assurément moins de pertes de balle que lors de nos sorties précédentes, ce qui s’est traduit par un meilleur basket avec davantage de créativité. Ainsi, M’nasria évolue-t-elle par exemple d’un match à l’autre. Les 34 points d’écart s’expliquent à mon sens par la nette différence de taille. •Au-delà de cette énième défaite face à des Asiatiques assurément supérieures, comment jugez-vous le bilan du cinq national juniors filles à ces championnats? Je veux constamment positiver. Nous avons produit 70% de ce qu’on attendait de nous. Et les 30 pour cent restants? Il aurait fallu les produire. Mais je sais que nous avons consenti beaucoup de sacrifices. J’ai même une jeune fille qui a préféré rester avec nous et négocier la dernière phase de la préparation plutôt que de passer la session de contrôle au baccalauréat. Nous avons tenu la dragée haute dans les deux premiers quart-temps. •Qu’est-ce qu’il faudrait justement faire pour accéder au palier supérieur? N’oubliez pas que cette sélection traduit un championnat national qui traîne beaucoup de lacunes. De plus, 80 pour cent de mon effectif se compose de joueurs cadettes, donc très jeunes et perfectibles. Rivaliser toute une mi-temps avec les ténors du basket mondial représente déjà un acquis inestimable. Rappelez-vous du point de départ du premier match que nous avions disputé il y a deux ans contre la Z.S, au tournoi 7 novembre, nous avions gagné 47 - 46. L’investissement est important: nous possédons déjà trois jeunes filles prêtes à jouer pour la sélection senior dès l’année prochaine. •On a longtemps critiqué vos choix de jouer latéralement et d’éviter ainsi le jeu intérieur sous le panier? Que ces critiques comparent la taille de nos joueuses avec celles des Chinoises ou des Australiennes. La Chine compte la joueuse la plus jeune et la plus longue du tournoi (2,06m). Je ne compte qu’un seul pivot qui peut faire l’affaire sous le panier. Tout compte fait, il vaut mieux nous comparer au Congo, issu de notre continent plutôt que le Canada contre lequel nous avions déjà perdu de 18 points dans un match amical chez lui. Pour revenir à la question, il est clair que le handicap rédhibitoire de la taille a déterminé dans une large mesure les choix tactiques et les options que je me devais de faire. Recueillis par S.R.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com