Jeunes et objectifs : Des ambitions mesurées… trait par trait





Depuis l’enfance on apprend à rêver. Une fois jeunes, certains transforment leurs rêves en objectifs qu’ils comptent concrétiser coûte que coûte. D’autres, par contre, se contentent de laisser faire le destin. Ils errent sans buts fixes et précis... Ont-ils des objectifs dans la vie ? Les jeunes se confient. Tunis - Le Quotidien Etudes, travail, argent ou amour, chacun selon ses aspirations personnelles privilégie un domaine plus que les autres. “Quand on veut, on peut” dit-on. Cet adage est le principe fétiche de certains jeunes qui font tout pour parvenir à leurs fins. Marouane, 25 ans, étudiant en terminale est l’un de ces jeunes ambitieux qui travaille d'arrache-pied pour réaliser ses aspirations. “Il est absolument vital de se fixer un objectif. L’être humain ne peut jamais atteindre la gloire sans travailler. Non seulement il faut se fixer des objectifs, mais en plus il ne faut pas lésiner sur l’effort pour y parvenir. Mon premier objectif est d’achever d’abord mes études. Une fois ce but atteint cela me permettra de réaliser un autre objectif à savoir celui de décrocher un bon poste stable où je pourrais évoluer. Je pourrai penser par la suite au mariage, qui reste un projet à long terme. Il faut dire que tout un chacun doit se fixer un but réalisable. Il faut aussi qu’il trace au préalable une ligne de conduite pour avoir les moyens de réaliser son objectif. D’ailleurs seule la persévérance paie et quand on est déterminé à réussir, cela devient beaucoup plus facile”, dit-il. Souhaïel Ben Hmida, 19 ans, classe terminale pense aussi qu’un humain sans but n’aura aucun goût à vivre. “Les objectifs ne doivent pas se limiter dans le temps. Pour avancer toujours et sentir que l’on existe réellement, il faut savoir ce qu’on veut et où on veut arriver. Mon plus grand rêve est de devenir musicien. Pour y parvenir je me suis fixé un nombre d’objectifs qui me permettront de concrétiser ce rêve. Pour cela il faut d’abord que je réussisse dans mes études, que je travaille en parallèle pour pouvoir gagner un peu d’argent. Cet argent me permettra de peaufiner mon don, d’acheter les instruments qu’il faut. Pour réaliser un rêve, il ne faut pas s’attendre à des miracles. Il faut d’abord être sûr que cet objectif est possible même à long terme et y croire dur comme fer, cravacher pour avoir les moyens de ses rêves”, dit-il. Souhaïel pense que ceux qui errent sans objectifs sont des êtres frustrés qui ont été déçus et qui ont fini par... baisser les bras. “Ces êtres-là” ne vivent pas, ils survivent. C’est vraiment triste qu’ils se contentent d’être passifs. Ce sont des êtres totalement soumis qui ont sûrement dû affronter un problème énorme suite auquel ils ont perdu espoir et c’est désolant”, dit-il. Bassem Jlassi, 21 ans, bachelier, a aussi un rêve “raisonnable”. Il a les pieds sur terre et sait que la vie ne fait pas de cadeaux. “Le bonheur se mérite. Je ne crois pas trop à la chance. Ceux qui prétendent ne pas avoir de chance sont, à mon avis, des personnes ratées qui ont eu des rêves beaucoup plus grands que leurs moyens et qui ont fait dès le début fausse route. Il faut avoir un objectif raisonnable et fixer d’avance quelles sont les choses à faire pour y parvenir. Celui qui calcule juste, parviendra. Or quand on aspire à un miracle, il est tout à fait normal, qu’on se réveille un jour d’un rêve trop beau qui s’est heurté à une réalité tout à fait différente. Moi, par exemple, je compte faire carrière dans le commerce. C’est un rêve pour le long terme. Je travaille depuis des années pour y parvenir. Je ne rate aucune occasion pour me permettre d’enrichir mon carnet d’adresses. Je suis en train d’élargir le cercle de mes contacts et chaque été, je travaille avec mon père qui est aussi commerçant. Je suis parfaitement persuadé que mon but final ne sera pas réalisé de suite. Il faut que je bosse dur pour y parvenir et je ne manquerai pas de le faire”, dit-il. Abir CHEMLI OUESLATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com