Malgré le retour des sunnites à la table des discussions : La Résistance continue de frapper





Un GI et huit membres des forces de l’ordre ont été tués hier dans une série d’attaques en Irak où les sunnites ont indiqué qu’ils devraient revenir aujourd’hui au comité constitutionnel. Le Quotidien - Agences Un soldat américain a été tué hier près de Samarra, à 125 km au nord de Bagdad, a indiqué un communiqué militaire. Il est mort «par l’explosion d’un engin piégé contre son véhicule durant une patrouille», a-t-il ajouté. Par ailleurs, huit Irakiens principalement des forces de l’ordre ont été tués et 27 autres blessés hier matin dans deux nouveaux attaques suicides à la voiture piégée perpétrés à Bagdad, alors que le pays connaît depuis une quinzaine de jours une recrudescence particulièrement meurtrière de ce genre d'attaques. A Bagdad, la première attaque de la journée a été commise vers l’aube et a visé l'hôtel Al-Sadir, dans le centre de la capitale, faisant six morts et seize blessés, a dit ce responsable. Le kamikaze a fait exploser sa voiture devant la porte de l'hôtel, et la plupart des victimes sont des gardes de sécurité de l'établissement, qui a déjà été la cible d'attaques à plusieurs reprises. Quelques minutes après, une deuxième attaque suicide à la voiture piégée a visé une patrouille d'un commando de la police, sous le pont Harithiyah, dans l'ouest de Bagdad, tuant deux policiers et en blessant onze autres, a indiqué le même responsable. Dimanche, au moins 27 personnes ont été tuées et 33 blessées dans une attaque suicide au camion piégé contre un poste de police dans le sud-est de Bagdad. Toujours sur le terrain, deux suspects liés au rapt de deux diplomates algériens ont été arrêtés récemment et sont interrogés actuellement, a indiqué hier un haut responsable du ministère de l'Intérieur. "Nous avons arrêté deux suspects liés à l'enlèvement de deux diplomates algériens et nous avons mis en place un comité d'enquête pour les interroger", a affirmé le général Hussein Ali Kamal, adjoint du ministre de l'Intérieur chargé du renseignement. "Je ne peux pas vous en dire plus", a-t-il ajouté. * Les sunnites de retour Sur le plan politique, les délégués sunnites devraient revenir aujourd’hui au comité de rédaction de la Constitution, qu'ils boycottent depuis jeudi, après l'annonce par le président du Parlement de l'acceptation des requêtes formulées par cette communauté, a indiqué hier un délégué du Parti islamique. "Une réunion de toutes les formations sunnites aura lieu pour décider de notre attitude, mais je pense, qu'au vu du communiqué officiel du président du Parlement Hajem al-Hassani, il y aura un accord pour notre retour immédiat", a affirmé Salim Abdallah, un des deux représentants de la principale formation sunnite d'Irak. Auparavant, al-Hassani, également sunnite, avait rendu public un communiqué affirmant que "le président du Parlement et le chef du comité chargé de rédiger la constitution (cheikh Houmam Hammoudi) ont rencontré lundi les partis qui étaient absents des élections (les sunnites qui avaient boycotté le scrutin du 30 janvier NDLR) et ont discuté l'agression contre deux membres du comité". Sur 71 membres chargés de rédiger la constitution, 17 étaient sunnites, mais deux ont été assassinés mardi. C'est d'ailleurs après ce double meurtre que tous les représentants sunnites ont suspendu leur participation. "Nous nous sommes mis d'accord avec la présidence de la République et le bureau du Premier ministre d'accepter toutes les demandes des frères sunnites et d'effectuer une enquête indépendante (sur le meurtre de leurs deux représentants) avec la participation des sunnites pour savoir la vérité sur ce qui s'est passé", ajoute le communiqué. Dans une lettre adressée jeudi à al-Hassani, les représentants sunnites demandaient à cheikh Hammoudi de revenir sur ses déclarations annonçant que le projet de Constitution serait prêt d'ici quelques jours et d'ouvrir une enquête internationale sur la mort de leurs deux collègues. Par ailleurs, le Premier ministre australien, John Howard, est arrivé hier matin à Bagdad, où il doit rencontrer son homologue irakien Ibrahim al-Jaafari, selon le porte-parole de celui-ci. La visite de Howard, qui revient des Etats-Unis et de Londres, n'avait pas été annoncée. Près de 900 soldats australiens sont actuellement déployés en Irak.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com