Isabelle Boulay : Sur les traces de Garou





Servie par des auteurs et compositeurs exceptionnels, la belle rousse québecoise, Isabelle Boulay, est à l’affiche de Carthage. Elle chantera l’amour et le chagrin, l’ambiguïté et la certitude… et sèmera des espoirs. Avec sa voix saisissante. Dans le paysage de la chanson francophone, les Canadiens du Québec occupent une place à part. De Celine Dion à Natasha Saint Pierre, de Lara Fabian à Rock Voisine, de Linda Lemey à Patrick Fiori et de Garou à Isabelle Boulay, les interprètes québecois ont su imposer leur label. Leurs atouts : des voix exceptionnelles et un professionnalisme à toute épreuve. Leur modestie et leur simplicité, mais aussi leurs tempérament chaleureux et presque méditerranéen leur valent la sympathie du public et pas seulement en France. Comme Céline Dion, Lara Fabian, Natasha Saint Pierre… et Garou qui a eu un triomphe l’année dernière à Carthage, Isabelle Boulay a beaucoup d’admirateurs et de fans en Tunisie. Elle aura l’occasion de le vérifier dimanche prochain, à l’occasion de son premier concert tunisien dans le cadre du Festival international de Carthage à l’invitation de l’ambassade du Canada à Tunis. Isabelle Boulay est née en 1972 à Sainte Félicité en Gaspésie dans l’Etat du Québec. Elle a commencé à chanter dès l’âge de quatre ans dans le restaurant tenu par ses parents Jocelyne et Raymond. En 1990, la belle aux cheveux flamboyants teints au henné, participe au Festival de la Chanson de la Petite-Vallée qui lui décerne le Prix de l’Interprétation et celui du Public. Deux ans plus tard, elle accompagne comme choriste le musicien et chanteur québecois Dan Bigras, une sorte de Léo Ferré local. Après des études en lettres à l’université, elle décide de se consacrer à sa passion première, la chanson. La chance lui sourira en 1995, lorsqu’elle fut sélectionnée par Luc Flamendon pour interpréter le rôle de Marie-Jean, une serveuse automate, dans la célèbre comédie musicale Starmania. Elle se produira pas moins de 350 fois. Les portes de la célébrité lui sont enfin ouvertes. Son premier album, Fallait pas, sorti au Québec en 1996, a eu les faveurs du public. Avec son second album, Etats d’amour, sorti en 1998, la France l’adopte définitivement. En 1999, Isabelle la rousse, reçoit dans sa région natale le Trophée d’interprète, et pour les cinq années qui suivront. La même année, Francis Cabrel l’invite à chanter en première partie de son concert à l’Olympia. Quelques mois après, sa chanson Mieux qu’ici bas fait un tabac. L’album est vendu à 1 million d’exemplaires. Et elle remporte le titre de «Découverte de l’année». En avril 2002, Isabelle Boulay accompagne l’Orchestre symphonique de Montréal, interprète des chansons des plus grands noms de la chanson française du 20ème siècle : Edith Piaf, Charles Aznavour, Léo Ferré, Jacques Brel… De ce concert, elle tirera un album intitulé: Au moment d’être à vous qui la consacre définitivement. Bientôt, le 24 avril 2004, elle chantera en duo avec le «vieux lion», Johnny Halliday dans la soirée diffusée sur TF1 : «Chantons ensemble contre le Sida», une émission présentée par Arthur et Carole Rousseau. «A côté d’elle on n’a plus peur de rien», dira la star inoxydable du rock français, subjugué par les qualités vocales et l’aisance de la jeune interprète québecoise. Et qui continue, depuis, à se produire avec elle, avec notamment : Tout au bout de nos peines. A trente trois ans, la petite fille de Sainte Félicité, qui chantait dans les mariages et les petites fêtes de sa commune et qui rêvait de traverser l’Océan est devenue une grande star de la chanson. Non seulement en France et dans le monde francophone mais aussi aux Etats-Unis. Zohra ABID


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com