De la prostitution, de la drogue et de l’immigration clandestine !





Le tribunal de première instance de Tunis a examiné récemment une affaire dont les suspects sont trois hommes et une femme qui auraient préparé un local pour abriter des activités douteuses allant de la débauche à la consommation de drogue jusqu’à la falsification de documents en vue d'aider à l’immigration clandestine… Tunis - Le Quotidien C’est une affaire compliquée et complexe qui a nécessité plus d’une année d’instruction. Il a fallu entendre une vingtaine de personnes pour pouvoir limiter les responsabilité sur quatre suspects dont une femme . Le quatuor aurait en effet monté une véritable bande qui s’est spécialisée dans des activités douteuses ayant généré une véritable fortune. L’affaire a éclaté suite à une information parvenue aux services de police faisant état d’un trafic douteux, dont la tête pensante est une femme âgée d’une trentaine d’année. La suspecte avait loué un appartement dans un quartier huppé de la capitale. Elle recevait tous les soirs des hommes qui arrivaient accompagnés de jeunes filles. Les soirées qui ont lieu dans cet appartement se poursuivaient jusqu’à des heures tardives de la nuit. Bien évidemment, une telle information ne pouvait que susciter la curiosité et éveiller les soupçons des auxiliaires de la justice qui ont entamé leur enquête. Après plusieurs nuits de surveillance, les agents chargés de cette affaire ont constaté que des activités douteuses se déroulaient bel et bien dans le dit appartement. Au passage, les enquêteurs ont reconnu quelques filles connues pour leurs mœurs légères. Ainsi, comme le veut la procédure, les auxiliaires de la justice ont décidé de procéder à une descente. Munis d’une commission rogatoire, les agents se sont rendus dans ledit appartement surprenant justement plusieurs couples en pleins ébats. Nonobstant le fait qu’il s’agit bel et bien d’un nid de débauche, les surprises n’allaient pas s’arrêter là. C’est que dans la mêlée, les agents et en cherchant bien dans l’appartement, ont découvert plusieurs doses de drogues prêtes à être consommées ainsi que des documents portant le cachet et les entêtes de plusieurs sociétés installées à l’étranger qui désirent recruter de la main d’œuvre locale. Embarqués au poste, les hommes et les femmes arrêtés au moment des faits ont subi des interrogatoires d’où il ressort que plusieurs d’entre-eux étaient recrutés par la femme, propriétaire des lieux, laquelle leur promettait de passer d’agréables moments en compagnie de jeunes et jolies filles. La tête pensante de ce trafic a même pris l’habitude de servir à qui le veut de la drogue. Dès lors, les enquêteurs ont voulu entendre la femme en question qui a nié les faits. Elle s’est disculpée en accusant justement trois autres hommes d’avoir monté ce trafic qui a pris une autre tournure puisque ces trois suspects n’ont pas hésité à falsifier des documents en vue de recruter des candidats à l’immigration en passant pour des représentants de sociétés étrangères qui veulent recruter de la main d’œuvre locale. Seulement, la femme qui a donné les noms de ces trois hommes, était dans l’incapacité de déterminer leur adresse. Traduite récemment devant le tribunal de première instance de Tunis, elle a refait la même déclaration. Son avocat a demandé le report de l’examen de cette enquête en attendant de retrouver les trois suspects. Après délibération, la cour a décidé de renvoyer l’affaire au mois de septembre prochain. H.M.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com