C.A. : Nouveau départ attendu avec un inédit tandem Bellamine-Zouaoui





Pas un seul supporter rouge et blanc ne semble plus accréditer la thèse du départ de Chérif Bellamine du club de Bab Jédid. Les candidats ne se bousculant pas aux portes et le même président en exercice n’ayant pas rompu totalement les liens, en s’abstenant par exemple de présenter sa démission, l’on s’achemine par conséquent vers un statu quo au niveau du Bureau directeur dont nul ne peut mesurer les conséquences. En vérité, pour que la nouvelle gestion ne soit plus d’une plate routine, il faudrait épouser un credo capital consistant en un monde de fonctionnement et de prise de décision collégiale qui engagerait les jeunes compétences ou celles qui durent longtemps, attendre leur heure à l’ombre du président actuel qui doit à son association encore une année d’exercice. Et sans chercher à brouiller la mémoire, il faut convenir que le C.A. a rarement vécu par le passé pareil charivari avec une succession d’entraîneurs (Stambouli, Maâloul, Sellimi et Yaâkoubi). Au double risque d’une totale confusion dans l’esprit des joueurs et de brutales cassures dans la gestion technique. Le club de Bab Jédid ne fut par ailleurs jamais aussi peu perspicace et lucide dans sa campagne de recrutements, amassant les joueurs précédés d’une réputation plus ou moins sérieuse pour les laisser, la saison finie, s’envoler comme des tourterelles. A vrai dire, passées les phases de réadaptation et d’audit, du potentiel humain et technique actuel, le nouveau coach Youssef Zouaoui, de retour une décennie plus tard au parc «A», devrait s’atteler à mettre un terme à cette hémorragie provoquée par des choix qui répondent à tout, sauf à des critères techniques. L’on assista, en effet, ces dernières saisons, à une sorte de scoutisme tardif qui fit parfois fuir de belles promesses (Khalfaoui, Hicheri, Fadhel, Mouelhi annoncé ces dernières semaines sur le départ avant de revenir à de meilleurs sentiments) et ne permit jamais à de gros potentiels, ou supposés tels, de s’exprimer pleinement (Selliti, Missaoui, Dramane...). D’ailleurs, la question qui concerne le joueur malien (faudrait-il ou non s’appuyer sur Dramane Traoré dans la refondation technique, ou plutôt vendre un joueur très prisé et qui peut rapporter un joli pactole pour les caisses du club?), nous paraît secondaire d’autant que l’ancien attaquant du club égyptien d’Al Ismaïly ne sut jamais, sur la durée d’une saison marquée du sceau de l’inégalité, porter les habits d’un véritable leader et d’un maillon irremplaçable de la chaîne clubiste. Le C.A. doit réapprendre à puiser sa force dans le collectif, le bloc et l’esprit de groupe. Youssef Zouaoui peut se révéler l’homme indiqué pour recoller les morceaux du puzzle technique si l’on tient compte de sa longue expérience et de ce souci pédagogique dont il ne s’était jamais départi. Quant à s’interroger maintenant sur l’habile stratégie qui permet à Bellamine de rester en place tout en offrant l’illusion de vouloir partir, il nous semble que ce genre de débats est stérile tant il n’apporte aucun élément de réponse au souci légitime de la grande famille clubiste de voir son association tutoyer à nouveau le succès et s’installer durablement dans une dynamique innovante. S.R.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com