Ahmed Mejri: Le vrai décollage





Ahmed Mejri serait né sous une bonne étoile lui, à qui tout semble réussir, ces temps-ci : décoration présidentielle, composition de la chanson officielle de la CAN 2004 et celle de la coupe du monde de handball, des voyages par-ci, des rencontres par-là. Le tout lui a valu des contrats signés et une carrière artistique confirmée. Commençons par le commencement. Sa carrière artistique était à ses premiers balbutiements, le temps de la troupe Mama Africa qu’il a créée. Il s’est initié, alors, bon gré bon mal, à la musique Reggae, en apposant aux chansons de Bob Marley des paroles arabes. Comme toute nouvelle expérience artistique, l’aventure menée a partagé les avis entre défenseurs et détracteurs. On peut aimer son genre musical pour le côté créatif et exotique qui l’embellit. Ou encore, on peut ne pas aimer si l’on n’est pas puriste invétéré. L’universel dans la chanson Peu importe, l’artiste continue sur cette même lancée. Cette fois il se trouve tenté par d’autres cieux. «L’universel dans la chanson» : c’est ce qu’il cherche à travers une démarche artistique qui lui a valu la possibilité de franchir les frontières et d’ouvrir grandes les portes de manifestations dans le monde. Ahmed Mejri s’est rendu il y a peu à Dakar pour participer à «Banlieue Rythmes». Une des plus importantes manifestations musicales au Sénégal placée sous la houlette de son directeur artistique Ousmane Faye. Et c’est là qu’il a participé à un atelier de musique fusion tenue en parallèle avec les concerts live. «Des professionnels, ces Sénégalais», nous confie-t-il et notre artiste d’ajouter «J’y étais pour quelques jours du 1er au 8 mai. Pendant ce laps de temps, j’ai enregistré un CD comportant neuf titres et cinq remix». Disons aussi qu’avec les 50 artistes qui s’y sont rendu, Ahmed Mejri a pu laisser son empreinte auprès d’un public et des médias africains qui l’ont comblé d’approbation. Bien avant, Ahmed Mejri, est parti pour le Liban, à la rencontre du «tout-puissant» impresario Michel Alefteraeds celui qui a lancé Hanine, José Fernandes et Tony Hanna. Le manager, détenteur aussi de l’un des plus grands casinos du monde arabe, a d’après Ahmed Mejri «aimé la fusion entre la musique tunisienne et celle cubaine». On aura à écouter dans les jours qui viennent un album portant cette griffe métissée. L’artiste tunisien envisage une tournée en France dès que les auditeurs de «Radio Maghreb», «Radio Méditerranée» et «Radio Soleil» seront familiarisés avec sa musique. Comment serait-il arrivé-là? L’artiste nous répond que sa devise est «connaître l’autre». C’est ce sens du contact facile qui le caractérise et l’empressement qui l’anime pour connaître autrui qui lui ont valu des relations de rivalité amicales ou d’amitié tout court. Etant un mordu de la culture africaine, Ahmed Mejri a tout fait pour la promouvoir et l’entourer de tous les égards. Et la culture africaine lui a été reconnaissante. Sa musique, qui en est la fusion lui vaut des consécrations. Mona Ben Gamra


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com