Tunisie – Allemagne : Un joli coup à tenter …





Les Aigles de Carthage vont tenter de fondre, de toute leur envergure, sur le redoutable Aigle allemand, ce soir (18h) à Cologne pour le compte de la 2ème journée de la Coupe des confédérations. Le coup est du reste parfaitement jouable pour nos représentants afin de se replacer dans un groupe “A” au sein duquel l’Allemagne fut loin, mercredi dernier devant l’Australie, de l’ogre qu’on pouvait imaginer. En procédant mercredi dernier, face à la redoutable formation Argentine, à un large turnover et en puisant dans les profondeurs du banc des remplaçants, Roger Lemerre a tenu parole. En effet, à la veille de la 7ème Coupe des confédérations, il définissait comme suit l’objectif de la participation, pour la première fois, de l’équipe de Tunisie à cette répétition générale du prochain Mondial : “C’est un bon entraînement, un rendez-vous important pour l’entraîneur que je suis et les joueurs sélectionnés. Il y en a 23 et je compte bien voir les gens que je n’ai jamais vu jusqu’ici pour qu’ils me montrent leur talent en compétition. Cela me permettra peut-être d’affiner demain la sélection et peut-être après demain de passer le premier tour d’une grande compétition” Humilité et respect A partir de là, Lemerre veut que ses potes montrent de l’humilité et du respect envers leurs prestigieux adversaires afin qu’à l’arrivée, ils puissent mériter le respect de ceux-ci. Face à Riquelme, Saviola, Heinze, Colluccini et cette solide bande de “gauchos”, les copains de Trabelsi ne furent guère maladroits ou timorés. Loin s’en faut. Peut-être même une équipe moins fatiguée et plus complète dans ses lignes, Lemerre ayant choisi de faire reposer beaucoup de titulaires aurait menacé un peu plus sérieusement les vice-champions de l’Amérique du Sud. Seulement,il ne faudra guère diminuer du mérite d’entreprenants et courageux “seconds choix”, à l’image d’un très efficace Heykel Guémamdia que l’on a vu déchaîner ses foudres contre le gardien Albiceleste Lux, un portier certes pas trop luxueux, provoquant avec le métier et la roublardise d’un vétéran les deux penalties sifflés en faveur des nôtres par un détendu (parfois excessivement) arbitre italien, M. Rosetti. En fait, que l’équipe de Tunisie se montre aussi ambitieuse ne peut qu’être loué. Que Lemerre se projette sur le moyen terme,soit bien au-delà d’une grosse performance dans cette coupe des confédérations en se souciant de rôder à l’épreuve d’une compétition et d’adversaires de cette qualité, le maximum de joueurs, notamment les plus jeunes ou ceux jusque-là les moins utilisés, ne peut qu’être apprécié à sa juste valeur. Car, peut-être, l’Eden allemand, c’est dans un an et l’ancien coach des “Bleus” aura besoin d’un gros potentiel humain pour obtenir le précieux sesame du Mondial. D’encourageants antécédents Cet après midi, face à l’Allemagne revue et corrigée par Jurgen Klinsmann, le team national négocie un match qui par la force des choses, devient une splendide vitrine compte tenu d’un passé prestigieux. En 1978, au Mondial argentin la bande à Chetali tint admirablement tête à la Mannshaft (0-0), bousculant jusqu’au bout les Maïer, Littbarski, Rummenigge, Hoeness et menaçant leur passage du premier tour. La génération actuelle vaudrait donc grossir les rangs de la colonie des grands performances face à ce foot germanique aux vertus athlétiques, de rigueur, de réalisme et de discipline incomparables. Une colonie qui compte également l’équipe de Tunisie de 1994, pourtant malheureuse dans la CAN tunisoise de la même année et qui accrocha dans un match de préparation à ce rendez-vous continental de triste mémoire, un Allemagne “transparente” au Mondial américain (éliminée en quarts de finale) mais qui allait être sacrée championne d’Europe deux ans plus tard. Les hommes de Klinsmann se trouvent donc aujourd’hui dans la position embarrassante de celui sur lequel pèse un poids terrible, celui de devoir remporter le trophée mondial puisqu’ils organiseront la prochaine édition mais qui va méritoirement manquer de repères puisque les Ballack, Kuranyi, Asamoola, Frings et le patriarche Oliver Kahn devront ss contenter de sorties amicales, d’ici les trois camps de la Coupe du monde c’est pourquoi le successeur, depuis bientôt un an, de Rudi Voller, sitôt après le fiasco de l’Euro 2004 (élimination dès le premier tour) espère tirer de précieux enseignements de cette coupe des confédérations, un Festival des champions pour “happy few” puisqu’il note ci : “Nous aborderons ce tournoi avec toute la concentration et le sérieux nécessaires. Ce sera pour nous l’occasion de tester certaines choses. Mais il n’y a pas d’adversaire facile car on les affrontera tous avec le respect qui leur est dû”. Un air de déjà vu, un réfrein entendu un peu partout. Et le Club Tunisie sait parfaitement se méfier de “l’eau qui dort ...”... S.R.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com