Accord de réconciliation soudanais: Deux différends majeurs demeurent





Deux différends majeurs, politique et militaire, restent en suspens malgré la signature en grande pompe hier d'un accord de réconciliation entre Khartoum et l'Alliance nationale démocratique (AND), a affirmé le vice-président de l'AND Abdul Rahman Saïd. Le Quotidien-Agences "Il reste encore deux problèmes concernant les forces de l'AND et le pourcentage de représentation dévolu à l'opposition dans les organismes de transition", a déclaré le général Saïd. "Nous avons signé l'accord de réconciliation samedi après avoir reçu des promesses que ces deux questions seront soumises à davantage de discussions et qu'elles feront l'objet d'un accord rédigé et signé" par les parties impliquées, a-t-il précisé. "Nous nous sommes entendus pour que l'accord de réconciliation signé aujourd'hui au Caire n'entre en vigueur que lorsqu'un accord écrit sera conclu sur ces deux problèmes", a affirmé le général Saïd. Concernant le désaccord militaire, le gouvernement soudanais propose que les groupes armés soient indemnisés financièrement et rendus à la vie civile, tandis que l'AND souhaite leur intégration dans l'armée régulière. "Nous ne pouvons accepter que des forces qui ont combattu de notre côté pendant quinze ans soient dissoutes", a affirmé le général Saïd. "Si vraiment le gouvernement parle d'une armée nationale alors il faut que cette armée inclue tous les mouvements nationaux", a-t-il estimé. L'AND s'estime également lésée par "les 14% de représentation proposés par Khartoum". "Nous estimons que ce chiffre ne correspond pas à notre poids politique dans le pays", a estimé le responsable de l'AND. Le Congrès national (CN, au pouvoir) insiste sur l'application, dans les assemblées élues et autres institutions, des pourcentages de représentation fixés par l'accord de paix de janvier avec le Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM, ex-rebelles sudistes) qui mit fin à 21 ans de guerre civile entre le nord et le sud. Khartoum et l’Alliance nationale démocratique (AND), qui regroupe un large éventail de l’opposition, ont signé hier au Caire un accord de réconciliation destiné à renforcer les accords de paix entre le sud et le nord du Soudan et à redessiner le paysage politique du pays. Cette réconciliation survient cinq mois après le traité de paix de Naïrobi du 9 janvier, qui a mis fin à 21 ans de guere entre Khartoum et les rebelles sudistes, alors que se poursuivent à Abuja des négociations destinées à régler le conflit du Darfour, dans l’ouest.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com