E.S.Z:Une saison difficile mais exceptionnelle





Il est vrai que la Coupe de Tunisie remportée par l’E.S Zarzis a constitué un événement historique et un grand exploit pour les équipes aux modestes moyens qui devront croire davantage en leurs destins afin de donner une autre dimension à notre football. Mais ce trophée ne doit pas cacher les difficultés rencontrées par l’équipe sudiste durant la saison sportive 2004-2005. Les protégés de Maâmar ont vécu vraiment des moments extrêmement difficiles et ont soufflé le chaud et le froid pour échapper de justesse à la relégation. Alors, il ne faut nullement se contenter de ce qui vient de se réaliser et oublier que le chemin est encore long si on veut jouer les premiers rôles en championnat. L’équipe sudiste a encore beaucoup de défauts. L’effectif est tout juste moyen aussi bien sur le plan individuel que collectif. D’ailleurs, l’E.S.Z s’est classée juste devant les clubs relégués en Nationale B. Son bilan est trop critique avec 12 défaites, 9 nuls et seulement 5 victoires dont une obtenue par réserves. L’équipe a marqué 16 buts (Nebhani: 4 buts, Dhifallah: 4 buts, Mnafeg: 3 buts, Mbaye, Hammali, Khouildi, Mejdi, Khouildi Sami, Jenaoui: 1 but chacun) et en a encaissé 28 buts. L’E.S.Z a ramassé seulement 13 points durant la première phase du championnat contre 11 points lors de la seconde moitié. Tout le monde n’était pas satisfait de l’évolution de l’équipe ni de sa manière de jouer. La déception était visible sur les visages des supporters avant la Coupe. Plusieurs facteurs ont été à l’origine de ce visage non rassurant des camarades de Dabboub. Primo, l’effectif était très réduit, par conséquent, Maâmar n’avait pas eu beaucoup de choix surtout que le groupe est composé de joueurs d’un niveau très moyen, ne possédant aucun joueur capable de faire la différence. Ainsi, la majorité des jeunes non rodés dont la plupart ont une moyenne d’âge ne dépassant pas les 22 ans, sont à leurs premières participations en équipe fanion tels que les frères Khouildi (Sami et Mejdi), Bouzomita, Gherianai, Anka, H. Jebnoun, Laâmari, Dhifallah, Mnafeg et Hosni, mais ces jeunes peuvent aspirer à un avenir prometteur s’ils ne brûlent pas les étapes. Secundo, côté recrutements, seul Jenaouni a été à la hauteur de sa tâche et a démontré les qualités d’un bon défenseur. Pour le reste des joueurs recrutés, B. Saâd, Saâdalaoui, Cheïkh Tall, Mbaye, Jame et même Barka et Dhifallah ils avaient passé plus de temps sur le banc ou sur les gradins que sur le terrain de compétition. Cela a poussé à maintes reprises Maâmar à se plaindre de la modestie et la précarité de l’effectif mis à sa disposition. Et malgré tous ces handicaps et autres obstacles, le jeune entraîneur Maâmar s’est armé de courage et de lucidité et a réussi à faire sortir d’abord l’équipe du fond du tunnel, puis remporter miraculeusement le trophée de la Coupe. Cette performance est incontestablement le fruit de la stabilité du staff technique et du bureau directeur et surtout le réalisme et la gestion saine des affaires quotidiennes du club par le jeune président Dhouib et aussi sa confiance totale mise en les enfants du club. Certainement, la responsabilité du futur président de l’E.S.Z, que ce soit Dhouib ou un autre, sera très délicate, car la saison prochaine ne sera pas de tout repos. Saâd DRINE


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com