Festival de Carthage : Continuité ou routine ?





Le festival de Carthage égrène ses dernières soirées. La session qui s'achève ressemble beaucoup à toutes celles qui l'ont précédée. Continuité, disent certains. Manque d'imagination et d'audace, disent les autres. Le débat est lancé. La saison des festivals touche à sa fin. La cuvée 2002 n'a pas été exceptionnelle. On peut même dire qu'elle fut ordinaire. Et pour cause : On n'a pas eu les sensations et les émotions que l'on était en droit d'espérer. Ni surprise ni révélation ni même découverte. Les programmes des divers festivals, à commencer par les deux principaux, Carthage et Hammamet, étaient plutôt communs voire répétitifs. D'où cette impression de monotonie ressentie par le public. II y a eu certes, quelques arts de qualité, notamment ceux de Sabah Fakhri, Joe Cocker, Totto Cotugno et Marcel Khalifa..., mais ces chanteurs, qui sont déjà passés sur la scène du théâtre romain de Carthage, n'ont pas présenté un programme inédit. Côté création, la récolte fut maigre. Le spectacle d'ouverture, «Rihet El Bled», hommage à Mohamed Jamoussi, de Mounir El Argui ne restera pas dans la mémoire de Carthage comme un spectacle exceptionnel. Qu'il est loin le temps où le premier de nos festivals s'ouvrait avec de grandes créations comme Nouba de Fadhel Jaziri et Samir Agrebi ou encore Ismaïl Bacha de Mohamed Driss et Taoufik Jebali...


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com