Chiboub et Jenayeh s’en vont : New-look, nouveaux espoirs





Le monde de football à l’échelle nationale bouge. Des visages et des noms bien connus et ancrés dans le foot tunisien sont en train de quitter la scène en douce, et malgré tout ce qu’ils ont donné, leur départ suscite de la.... satisfaction. Il y a quelque mois, c’est Slim Chiboub, le président de l’E.S.T., qui a décidé de jeter le tablier, ou, du moins, ce qu’on laisse comprendre. Les Sang et Or, toutes forces confondues, ont mis du temps pour digérer cette séparation après de longues années d’union. Depuis, beaucoup de choses ont changé du côté du Parc B : structures, méthodes de travail, influence... Aujourd’hui, on apprend petit à petit à gérer les affaires d’un tel club avec de nouvelles compétences et de nouvelles idées, et on a l’impression que l’héritage n’est pas aussi lourd qu’on le pensait et que la nouvelle équipe dirigeante se débrouille tout de même bien. * Sur la pointe des pieds A Sousse, on a assisté au même scénario, mais avec un effet retard qui a laissé planer un certain suspense. Othman Jenayeh, pourtant bien parti pour briguer un nouveau mandat, a dû faire marche arrière au dernier moment. La grosse déception en championnat a changé tout le décor au sein du club phare du Sahel et, du coup, Jenayeh s’est trouvé sur la sellette puisqu’on lui impute, non sans raison, cet échec pour avoir fait de mauvais choix. Le président étoilé quitte aussi les devants de la scène sur la pointe des pieds à l’issue d’une saison ratée même si l’E.S.S. demeure en course en Ligue des champions. Cela fait près de dix ans qu’il fait le boss à l’Etoile et son éloignement va sûrement changer beaucoup de choses. De même, le paysage footballistique national, qui a souffert de l’opposition farouche entre Chiboub et Jenayeh, va pouvoir préserver ses forces pour d’autres combats plus utiles et plus... sains. A Sousse, tout comme à Bab Souika, les compétences ne manquent pas. Tout le monde reconnaît que Chiboub et Jenayeh ont beaucoup donné, mais aujourd’hui, la page est tournée et c’est peut-être tant mieux. A leurs successeurs de travailler autant et surtout d’éviter les fausses routes qui mènent vers des rivalités malsaines et nocives pour le football tunisien. Aux supporters, eux-mêmes surpris par la tournure des événements, d’aider les nouveaux dirigeants à assurer un nouveau départ plein de réels espoirs. Le football tunisien perd ainsi deux de ses hommes forts, mais en contre-partie, il pourrait beaucoup plus gagner dans l'affaire. Kamel ZAIEM


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com