Le gouverneur de la BCT au «Quotidien» : «Chaque hausse d’un dollar des prix de pétrole coûte 35 MD par an à la Tunisie»





• Un baril à 60 dollars coûte 525 millions de dollars supplémentaires par an C’est à la faveur d’un point de presse sur un coup de maître de la Tunisie sur le marché des capitaux que «Le Quotidien» a interrogé le gouverneur de la Banque centrale sur l’incidence des hausses sans précédent des prix de pétrole sur notre économie et nos concitoyens. Tunis-Le Quotidien Ce coup de maître dont il est question, c’est la 19ème émission obligataire de la Tunisie sur le marché international des capitaux. A la clef, 400 millions d’euros avec une maturation exceptionnelle de 15 ans et un taux facial de 4,5%. Une première pour un pays de la zone MENA (Afrique du Nord et Moyen-Orient) qui hausse le statut de la Tunisie vers celui de pays convergents comme la Pologne, la Tchéquie, la Hongrie... A la première interrogation du «Quotidien» sur la possibilité de diriger une partie de cette enveloppe vers la compensation de la hausse des prix de brut sur l’économie, M. Taoufik Baccar répond sans la moindre ambiguïté par la négative et souligne que le prêt s’inscrit exclusivement dans le schéma de financement du budget de l’Etat. Répondant à notre seconde question sur l’impact direct de l’augmentation, de dollar en dollar, du prix de pétrole sur les finances de la Tunisie, le Gardien du Temple rappelle que les prévisions de notre pays dans ce chapitre se sont faites sur des bases très prudentes avec un a priori de 45 dollars pour le baril, alors que la plupart des pays dans le monde établissaient cette base à seulement 35 dollars. Il a aussi souligné que chaque dollar de hausse dans les prix de pétrole sur les marchés internationaux entraîne un coût supplémentaire de 33 à 35 millions de dinars par an à la Tunisie. Vous l’avez compris; pour un baril à 60 dollars le coût annuel pour notre pays résultera de la multiplication des 15 dollars de différence entre prévisions et prix du marché par ces 35 MD. Cela fait 525 millions de dinars par an. La troisième question du «Quotidien» concerne l’impact sur le prix à la pompe en Tunisie et la réponse est évidente : on ne peut préjuger, c’est le marché qui décide. Manoubi AKROUT


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com