C.A. Idir et Zouaoui vont-ils prendre le témoin? Un scénario idéal pour sortir du tunnel





Le premier vice-président Kamel Idir voit maintenant la balle tomber dans son camp. Pas la petite sphère qu’il a appris à dompter dans les années 70 au sein de l’équipe de handball du Club Africain, celle-là-même qui anima les inoubliables batailles des derniers championnats du monde de Tunis sur l’organisation desquels il veilla avec patience et disponibilité, mais plutôt cette balle qui cessa de rouler du côté du club de Bab Jedid en cette intersaison où tout sembla longtemps bloqué. Depuis bientôt un mois, Cherif Bellamine annonça qu’il était partant et qu’il n’attendait plus qu’on lui trouve un successeur afin de passer le témoin. Or, l’attente fut interminable et M. Bellamine, sans laisser transparaître des signes d’impatience, n’en appelait pas moins de ses vœux à cette sortie de l’impasse. Il nous exprima même sa déception et sa désapprobation qu’on puisse douter un seul instant de ses réelles intentions et parler d’une malicieuse stratégie que le président “rouge et blanc” adopte afin de gagner du temps et rester en place, tout en donnant l’illusion de vouloir s’en aller. La réunion de mercredi dernier a, sans doute, fait avancer les choses, notamment en ce qui concerne la reprise des activités au sein de quelques sections et la situation de quelques joueurs. A ce propos, l’effectif conduit par Skander Kasri est quasiment au complet et l’on n'attend peut-être plus que le duo Achraf Khalfaoui et Khaled Mouelhi: “La loi du professionnalisme a fait qu’ils expriment certaines réticences”, rappelle M. Bellamine. “Eh bien , s’ils entendent revenir au bercail, c’est tant mieux. Sinon, je leur souhaiterais bon vent”. A vrai dire, M. Bellamine auquel il reste un an d’exercice à la tête du C.A, mais qui a préféré passer le témoin parce qu’il se sent fatigué et n’est plus habité par la motivation de naguère, a de tout temps admis la règle du jeu inhérente aux mécènes du club: “Si ces gens-là apportent de leur propre argent et aident à faire fonctionner une association, ils ont automatiquement et pleinement droit de regard sur sa vie et sa gestion”. * “On se met par soi-même une pression paralysante” Dans l’immédiat, c’est l’équipe de football qui a le plus besoin de décisions urgentes afin de faire redémarrer la machine. L’attente se fait longue en ce qui concerne le nom du prochain entraîneur. Seulement, dans l’esprit de M. Cherif Bellamine, il n’y a plus de doute: ce sera Youssef Zouaoui: “Il nous juste précisé qu’il signera son contrat seulement après avoir rompu ses liens avec le club émirati d’Al Charjah, soit le 8 juillet prochain”, rappelle-t-il. De son expérience de la saison dernière, M. Bellamine ne voudrait retenir que les aspects positifs et tout en évitant une quelconque dramatisation, il juge que le tout ne tenait, tout compte fait, qu’à une victoire au lieu d’un nul: “Le plus dur a été la gestion mentale et la concentration sur le jeu. Nos joueurs étaient mis sous une pression insoutenable et on les sentait fébriles bien avant de fouler la pelouse. Quant à utiliser le mot crise pour décrire la situation du C.A cet été, à vrai dire, je ne lui trouve rien de particulier. L’Etoile continue de vivre une situation strictement identiques avec des interrogations sur le futur président. Il y a quelques mois, l’Espérance de Tunis était elle aussi passée par là”, rappelle le président sortant du club de Bab Jedid. En tout cas, son appréciation rejoint sur certains points celle de Youssef Zouaoui qui trouve qu’au C.A “on n'est pas vraiment très patient. On se met par soi-même une pression terrible qui finit par paralyser les joueurs. C’est d’ailleurs cet aspect précis qui empêche l’équipe de renouer avec les sacres”. Longtemps, un chapelet de noms de cadres clubistes a été cité pour assurer le lourd héritage. M. Bellamine prenait avec amusement connaissance de ces candidatures fantomatiques, feintes ou “inachevées” en ce sens que leurs auteurs n’étaient pas allés jusqu’au bout. On peut croire aujourd’hui que c’est enfin la sortie du tunnel: avec M. Idir, qui accepterait la fonction qui lui revient de droit en tant que 1er vice-président, à condition qu’il veuille bien de cette charge, ou avec une année supplémentaire, à la charge de M. Bellamine. S.R.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com