Interrogatoire de l’ex-président irakien : Des altercations entre Saddam Husseïn et le juge d’instruction





Le Quotidien - Agences Le quotidien londonien «Al Qods Al Arabi» vient de publier les péripéties de la dernière séance d’interrogatoire de l’ex-président irakien Saddam Husseïn actuellement emprisonné. Il convient de souligner d’emblée que cette séance a été décidée à la hâte et sans prévenir à l’avance l’avocat du détenu, Me Khalil Dlimi. Et lorsque ce dernier a protesté, on lui a signifié qu’on ne peut pas faire autrement, pour des raisons sécuritaires. Au cours de l’audience, des altercations ont eu lieu entre Saddam Husseïn et le juge d’instruction qui menait l’interrogatoire. Saddam Husseïn donnait l’air d’être en bonne santé, et avait un bon moral. Auparavant on lui avait signifié qu’il devait être interrogé sur les événements du village de «Dajil» à proximité de Bagdad. L’ex-président irakien est en effet accusé d’avoir entrepris une opération de représailles et de meurtre collectif à la suite de l’attentat dont il fut l’objet lors d’une visite à ce village au cours des années 80. C’est que le cortège présidentiel a effectivement été l’objet d’une attaque à l’explosif lorsqu’il traversait le village. Le juge d’instruction demanda à Saddam Husseïn, si l’attentat en question a eu lieu et s’il a ordonné d’opérer un carnage dans le village en signe de vengeance et de châtiment contre ses habitants. En réponse à cette question, Saddam Husseïn a confirmé le fait que l’attentat a eu lieu. Toutefois, il a nié avoir donné l’ordre de mener des opérations de représailles contre les villageois de «Dajil». «Nous avons ordonné qu’une enquête soit ouverte à ce sujet comme c’est le cas dans tous les pays qui se réfèrent à la loi et aux institutions», a-t-il ajouté. C’est alors que le juge d’instruction lui a indiqué que «Taha Yassine Ramadane et Barazan Tikriti ont affirmé que tu as ordonné ces opérations». Et à l’ex-président irakien de répliquer que «Si Taha Yassine Ramadane et Barazan Tikriti le disent, c’est que c’est vrai et j’en assume la pleine responsabilité». L’audience s’est ensuite poursuivie avec des altercations répétitives entre l’accusé et le juge d’instruction. A la fin de l’audience Saddam Husseïn a exigé la lecture du procès-verbal et la rectification de certains termes avant de signer «Saddam Husseïn, président de la République irakienne».


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com