La Medina : Le modèle du jeune peintre violé par des soûlards





Il est rare d’évoquer les arts plastiques en Tunisie sans citer la Medina de Tunis comme un gigantesque atelier à ciel ouvert qui a servi et sert toujours comme une école d’apprentissage pour nos artistes peintres. Tunis - Le Quotidien Tous les maîtres de Tunis et d’ailleurs sont passés par cet endroit magique et mystérieux produisant des œuvres qui ont fait et font toujours rêver à tel point que bon nombre d’artistes du monde entier n’ont pas hésité à investir les lieux afin de puiser dans ce trésor “l’ombre d’une lumière absolue”, l’espoir de tous les peintres, comme le disait si bien “Matisse”. Ce sont ces détails qui motivent et encouragent, donc, les créateurs à s’aventurer dans les ruelles de la Médina de Tunis. C’est le cas de ce jeune diplômé des beaux arts qui, accompagné de son modèle, a décidé de camper quelques jours à la Medina. L’endroit choisi par le jeune peintre évoquait une époque où la sensualité des femmes était mise en valeur par des hommes qui ont adopté de nouvelles règles dans leur rapport avec le sexe faible. On les admirait pour leur grâce, pour leur beauté, pour leur charme et pour leur capacité à être disponible à chaque fois qu’un homme en avait besoin. D’ailleurs, elles prenaient part aux assemblées des hommes et même qu’elle participaient aux débats et donnaient leurs avis sur tel ou tel sujet. En résumé, c’était une époque où la femme avait une place bien distinguée. Ce qui fait que bon nombre d’entre-elles ont marqué carrément leur époque. En voilà, les raisons qui ont poussé notre jeune peintre à faire ses premiers pas dans le monde des arts plastiques à cet endroit bien précis de la capitale. Son modèle qui n’est autre qu’une camarade de classe, très motivée à l’idée, qu’elle allait incarner l’une des femmes de cette époque, n’a pas hésité le moindre instant à accepter la proposition de son camarade. Tous les deux se sont, alors installés sur le toit d’une ancienne maison, transformée, le temps de ces longues séances de peinture en un atelier. Certes les deux premiers jours sont passés, sans le moindre incident. Mais dès le troisième après-midi, les pépins ont commencé. Une bande de jeunes qui ont élu domicile sur un autre toit où il organisaient une beuverie, ont remarqué la présence de ces deux étranges individus dont ils ignorent la raison de leur présence sur les lieux. Leur curiosité s’est accentuée lorsqu’ils ont remarqué que la jeune fille était habillée d’une manière assez bizarre pour une fille de nos jours. Pis encore, les soûlards se demandaient pourquoi elle était allongée alors que l’homme qui l’accompagnait avait braqué son regard sur son corps ne ratant aucun détail à telle enseigne que de temps en temps, le bonhomme abandonnait ses pinceaux et venait régler la position de son modèle. “Un tel manège” ne pouvait susciter davantage la curiosité de cette bande de soûlards dont les membres ont décidé d’aller jeter un coup d’œil sur ce qui se passe. Arrivés sur l’autre toit, ils ont fait semblant de demander au couple ce qu’il faisait avant de montrer leur véritable intention et annoncer la couleur. Tout bonnement, ils ont demandé au jeune peintre de leur remettre la fille qui l’accompagnait. Bien évidemment, leur demande a été rejetée et même que le peintre a tenté d’expliquer aux soûlards qu’ils se trompaient de sujet et qu’il valait mieux qu’ils quittent les lieux. C’est à ce moment là que deux des ivrognes se sont jetés sur la jeune fille. Le reste de la bande s’est occupé du peintre qui fut neutralisé. Après quoi, les soûlards se sont pressés de quitter l’endroit en obligeant la jeune fille à les suivre dans une maison inhabitée. Tout au long de la nuit, les soûlards sans scrupules ont abusé de leur victime qui a été contrainte à satisfaire leur caprice malgré le piètre état dans lequel elle se trouvait. Elle ne dû son salut qu’aux agents de l’ordre alertés par son ami. Les auxiliaires de la justice ont, en effet, passé toute la nuit à ratisser les lieux finissant par découvrir l’endroit où les soûlards ont abandonné leur victime. Après lui avoir prodigué les soins nécessaires, les médecins ont permis aux agents d’interroger la victime qui a fourni le signalement de ses bourreaux aux auxiliaires de la justice. Un mandat de recherche a été lancé à leur encontre. Leur arrestation ne saurait tarder. H.M.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com