Athlétisme Sofiène Laâbidi : L’or à portée de main





A partir d’hier et jusqu’au 2 juillet, l’athlétisme, sport olympique numéro un, sera à l’honneur à la XVème édition des Jeux Méditerranéens d’Almer?a. La Tunisie y sera représentée par une ambitieuse équipe composée de treize athlètes: Hatem Ghoula et Hassanine Sebaï (20 km marche), Hamdi Dhouibi (décathlon), Sofiène Laâbidi et Ridha Ghali (400 m), Ridha El Amri (semi-marathon), Sabeur Souid (marteau), Aïda Sallem (javelot), Fatma Lanouar et Safa Aissaoui (1500 m) et Monia Kari (disque). ?l est clair que ce serait faire acte d’inconscience que de s’attendre, en Andalousie, à une moisson semblable à celle rapportée par l’athlétisme il y a quatre ans aux Jeux de Tunis ou de croire en l’émergence subite d’un phénomène aussi marquant que le colossal (par son palmarès et non au gabarit) Mohamed Gammoudi: 4 médailles d’or et une d’argent aux J.M 1963 et 1967. Néanmoins, on peut toujours espérer quelques médailles qui mettraient du baume au cœur d’un “athlé” national qui souffre de la comparaison par rapport à celui de ses voisins marocains et algériens, toujours présents sur les circuits des Grands Prix grâce à une poignée de champions d’envergure internationale. Si l’on se tient à la stricte logique du chrono, on peut même espérer une médaille d’or du coureur du 400 m Sofiène Laâbidi, auteur au dernier meeting de Goeteborg (Suède) de la meilleure performance méditerranéenne de l’année (45’’51). Vainqueur de la médaille d’argent aux Jeux de Tunis 2001, Laâbidi pourrait même profiter de la double absence des favoris français sur le tour de piste, Raquil (3ème aux championnats du monde Paris 2003) et Djohne. Les premiers adversaires de Laâbidi à Almer?a devraient être l’Espagnol Canal et l’Italien Barbieri, sans oublier le tenant du titre, l’Algérien Louahla. * L’expérience de Ghoula On suivra également avec grand intérêt la énième sortie à un niveau assez relevé de Hatem Ghoula sur 20 km marche, puisqu’il en sera à sa troisième course méditerranéenne après Bari 1997 et Tunis 2001. Il aura affaire à une solide coalition italienne mais s’emploiera à réussir un exploit qui reste dans ses cordes, compte tenu de son intéressante expérience internationale. Pour le reste, il sera vraiment difficile à Fatma Lanouar (1500 m), Aïda Sallem (javelot) et Monia Kari (disque) de tirer leur épingle du jeu quand on connaît la qualité des athlètes marocaines et espagnoles (sur 1500 m) et celle des Italiennes, Espagnoles, Françaises et Grecques dans les disciplines éminemment techniques du lancer. S.R.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com