Ben Ali: «Renforcer la place de la femme dans la société de la modernité et du progrès»





• Le centre d’études sur la participation de la femme arabe décerne son écusson d’or à Ben Ali Au cours d’une cérémonie organisée, avant-hier soir, au Caire, au siège de la Ligue des Etats arabes, sous la présidence de M. Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue, le Centre d’études sur la participation de la femme arabe a décerné son écusson d’or au Président Zine El Abidine Ben Ali, en témoignage de considération pour l’action du Chef de l’Etat au service des causes de la femme arabe ainsi que pour ses initiatives à l’échelle nationale qui ont consolidé les droits de la femme tunisienne et l’ont élevée au rang de partenaire à part entière au sein de la société. Le Caire-TAP Au cours de cette cérémonie, l’écusson d’or a été remis à Mme Saloua Ayachi Labben, ministre des Affaires de la femme, de la famille, de l’enfance et des personnes âgées, qui a donné lecture de l’allocution du Chef de l’Etat, dont voici le texte : «Il m’est agréable d’exprimer ma fierté pour l’honneur qui m’échoit aujourd’hui de recevoir l’écusson d’or du centre d’études sur la participation de la femme arabe, et de saluer les efforts remarquables déployés par le centre et les études qu’il réalise en vue de renforcer la participation de la femme, appuyer sa contribution à la vie politique et dynamiser son rôle dans tous les domaines économiques, sociaux et culturels. Tout en remerciant le Conseil d’administration du centre des études sur la participation de la femme arabe et son président, M. Karim Ferman, pour cette distinction et pour les sentiments d’amitié, exprimés dans son allocution, envers la Tunisie, son peuple et sa direction, je me félicite de ce que cette cérémonie se tienne sous l’égide de la Ligue des Etats arabes et sous la présidence de son secrétaire général, M. Amr Moussa. Je suis ravi que cet hommage ait lieu à une étape caractérisée par l’adoption, par le monde arabe, d’une approche moderniste de la question de la femme, ce dont nous nous félicitons tout en enregistrant avec satisfaction ses résultats appréciables. De telles mutations constituent, dans leur essence, une reconnaissance de l’aptitude de la femme arabe à participer activement à la vie publique et à occuper des postes importants au sein de l’Etat et de la société, ainsi qu’un appui à sa position et à sa contribution au processus de développement intégral. Elles sont, en même temps, de nature à raffermir son rôle dans la consolidation des liens familiaux et la cohésion du tissu social, et à lui permettre de participer davantage dans les divers domaines d’activités, en conformité avec l’option progressiste et moderniste consacrée par le 16ème Sommet des chefs d’Etat arabes, tenu à Tunis et confirmée par le Sommet d’Alger, et particulièrement en ce qui concerne la volonté exprimée par les dirigeants des Etats arabes, dans la déclaration de Tunis, «d’étendre la participation de la femme aux domaines politique, économique, social, culturel et éducatif et de consolider ses droits et sa position dans la société». Nous considérons les droits de la femme comme une partie intégrante des droits de l’homme, en même temps qu’une valeur constante de liberté, de justice et d’égalité et un support de base pour l’édification d’une société solidaire et tolérante. Nous considérons également que la femme est un élément essentiel dans le processus de changement et de réforme et un acteur important dans le raffermissement du processus démocratique. C’est pourquoi nous avons constamment veillé à consolider sa position, à promouvoir ses acquis et à renforcer sa présence à tous les niveaux et dans tous les postes de responsabilité. La femme tunisienne a réalisé d’importants acquis dans les différents domaines. Elle est parvenue à prouver sa compétence et son aptitude dans les responsabilités qu’elle assume, en partenariat total avec l’homme, au travail et dans toutes les tâches qui lui sont confiées dans la vie publique, outre sa contribution en matière de créativité, d’innovation, de production culturelle et d’enracinement des valeurs civilisationnelles auprès des générations successives. La présence de la femme dans la vie politique en Tunisie a atteint des taux élevés soit plus de 22% à la Chambre des députés, 26% dans les conseils municipaux et 18% au Conseil économique et social. Elle est également présente dans l’ensemble des secteurs professionnels et sociaux représentant la moitié du corps enseignant dans les différents cycles d’enseignement, 42% des professions médicales, 31% des avocats et 27% des magistrats. La femme représente aussi 32% des actifs dans le secteur de l’agriculture et de la pêche et 43% dans les industries manufacturières. Nous accordons, dans notre approche des questions relatives à la femme, une importance particulière au concept de partenariat dans toutes ses dimensions politique, sociale et économique. C’est pour cette raison que nous apprécions que le centre des études sur la participation de la femme arabe accorde un intérêt élevé à ce concept. Nous considérons que l’attention particulière accordée à l’amélioration de la présence de la Femme tunisienne dans tous les domaines et toutes les activités, est un résultat naturel et une étape complétant les étapes déjà franchies jusqu’ici par la femme dans notre pays, après s’être affranchie de toutes les forme de discrimination et être parvenue à exercer tous ses droits et à accomplir ses devoirs côte-â-côte avec l’homme, et avoir accédé au statut de partenaire, à part entière dans une société harmonieuse qui croit en l’égalité entre les sexes. Nous avons dans notre programme électoral 2004-2009 le thème “La Femme, de l’égalité au partenariat actif” au cœur de notre action politique pour le prochain quinquennat. Nous nous sommes engagés à renforcer la présence de la Femme dans les postes de décision et de responsabilités afin qu’elle atteigne au moins 30% à la fin de l’année 2009, et ce, parallèlement aux efforts visant à offrir aux femmes de plus grandes chances pour pouvoir concilier entre vie familiale et vie professionnelle parmi ces mesures. L’institution d’une régime spécial permettant à la mère de travailler, si elle le désire à mi-temps et de percevoir les deux-tiers du salaire tout en gardant tous ses droits et ses assurances sociales. La Femme arabe œuvre, avec constance, à réaliser davantage d’acquis, à exercer ses droits et à accomplir ses devoirs avec conscience et compétence, dans le cadre de la justice, de l’égalité et de la solidarité. Tout en soulignant l’impératif pour les pays arabes de poursuivre le processus de changement et de modernisation en vue de renforcer la place de la Femme en tant que support fondamental pour la société de la modernité et du progrès, nous souhaitons que la femme arabe fournisse davantage d’effort pour renforcer son rôle aux plans civilisationnel et social et pour contribuer à l’édification d’un monde plus juste et plus tolérant”. Dans son allocution, M. Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue des Etats arabes a fait part de ses sincères félicitations au Chef de l’Etat. Il a souligné que l’attribution de l’écusson d’or au Président Zine El Abidine Ben Ali est un témoignage de grande considération pour son action au service de l’action arabe commune en général et de la condition de la Femme en particulier. Il a ajouté que tout observateur des efforts déployés par le Président de la République Tunisienne, depuis Novembre 1987, dans le domaine du développement, constate que le Président Zine El Abidine Ben Ali accorde la priorité à la contribution de la Femme au progrès et au développement du peuple tunisien. Après avoir mis l’accent sur les réalisations accomplies en faveur de la Femme tunisienne, le secrétaire général de la Ligue arabe a salué les acquis de la Tunisie en matière de développement, acquis a-t-il dit, que tout visiteur peut constater et qui ressortent dans tous les rapports arabes et internationaux. M. Amr Moussa a d’autre part, mis en relief la mutation qualitative enregistrée dans l’action arabe commune depuis le Sommet de Tunis qui a débouché sur d’importantes décisions dont notamment le document de modernisation et la Charte arabe des droits de l’Homme, soulignant l’intérêt porté par le Chef de l’Etat aux causes arabes et à la promotion de l’action arabe. Pour sa part, la vice-présidente du Centre d’études sur la participation de la Femme arabe a souligné que la remise de l’écusson d’or au Président Zine El Abidine Ben Ali est une reconnaissance du rôle avant-gardiste du Chef de l’Etat dans l’instauration d’une plateforme juridique à même d’enraciner le concept de participation de la Femme à la vie publique. Elle a ajouté que cela représente également l’illustration de la prise de conscience d’une société et de son intérêt croissant quant à l’importance du rôle dévolu à la Femme dans le processus de développement et de réforme. Elle a, d’autre part, indiqué que les acquis accomplis en faveur de la Femme tunisienne sont le fruit de décisions du Chef de l’Etat, qui ont fait de la femme l’essence même du projet moderniste en Tunisie et un partenaire social, politique et économique actif dans les différents domaines. Cette participation, a-t-elle dit, repose sur des lois avant gardistes telles que le code du statut personnel ainsi que sur une stratégie cohérente de promotion de la condition féminine et de renforcement de sa participation effective à la vie politique. Ont assisté à cette cérémonie, qui a bénéficié d’une importante couverture médiatique, un grand nombre de ministres arabes participants au Congrès ministériel sur les objectifs de développement du millénaire dans la région arabe, des représentants des pays arabes au sein de la Ligue, plusieurs personnalités du Monde politique, de la culture et des médias, ainsi que des membres de la Communauté tunisienne.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com