Les jeunes et l’orientation universitaire : Le plus dur est à venir





Certains candidats au bac attendent encore le verdict. D’autres ont déjà leur billet d’accès à l’université. Tous ceux qui ont réussi l’épreuve du bac traversent une phase décisive : Pour quelle orientation universitaire opter? Calcul de score, évaluation des chances, préparation de tout un tas de paperasses ... Evidemment, c’est tout un avenir qui est en jeu ! Selon quels critères les futurs étudiants choisissent-ils leur destination? Que faire s’ils n’arrivent pas à atteindre la filière de leur choix? Tunis - Le Quotidien Ils ont franchi le cap de l’épreuve. Ils ont vaincu ce présumé “gigantesque monstre”. Nombre de candidats ont eu leur bac et ont pu dès lors exprimer un ... ouf de soulagement. Le dilemme n’est pas fini pour autant. Certes, ils passeront du titre d’élèves à celui d’étudiants. Mais d’ici peu, ils doivent faire un choix. Décidément, le plus dur n’est pas encore passé ! Chokri, 18 ans nouveau bachelier a déjà fait un choix. Convaincu? Il ne semble pas l’être vraiment. “J’ai toujours voulu poursuivre des études dans le secteur de l’électronique. D’abord mon score ne me permet pas d’opter pour cette branche; en plus, nombre de personnes m’en ont dissuadé. Il parait que le marché d’emploi est saturé dans ce secteur. J’ai donc choisi de suivre des études universitaires à l’INEPS. Je ne suis pas tellement convaincu, mais il semble que l’employabilité est plus sûre. De toutes manières, ce qui prime pour moi, c’est de renforcer mes chances de trouver un emploi. Je serai sûrement beaucoup plus informé après avoir passé ma première année concernant les débouchés. S’il s’avère que le marché de l’emploi est aussi saturé, j’opterai pour une réorientation et je n’aurais pas passé une année sabbatique”, dit-il. Certains ne pensent pas comme Chokri. Pour eux, il vaut mieux passer une année blanche que d’opter pour une branche qui ne les intéresse pas. Walid, 22 ans a eu son bac en 2004. Il n’a pas réussi à avoir un score qui lui permette de rejoindre l’école de son choix. Le jeune homme a trouvé une autre alternative : travailler, économiser une bonne somme d’argent et partir en France. “Quand j’étais élève, je croyais que le plus dur était de réussir le bac ... je me trompais. C’est à partir du moment qu’on a le diplôme que les choses sérieuses commencent. Je voulais intégrer l’école d’ingénierie mais mon score ne me l’a pas permis. J’ai donc opté pour un choix qui n’a pas plu à mes parents : celui de ne pas étudier cette année et de travailler pour mettre de côté le plus d’argent possible. Je suis arrivé à plus de trois mille dinars et mes parents ont accepté de me payer le reste. Je partirai en France pour étudier l’ingénierie, j’ai déjà eu un premier accord”, dit-il. Asma Hadhli, 21 ans est une étudiante en deuxième année en langues appliquées. La jeune fille n’avait pas une branche favorite, toute ce qu’elle souhaite, c’est de réussir ses études et réussir par ailleurs à décrocher un poste stable et d’avenir. “J’ai réussi avec une assez bonne moyenne au bac. J’ai obtenu un score assez élevé. Le problème, c’est que je cherchais une filière à même de m’ouvrir de nouveaux horizons. Les langues appliquées relèvent d’une filière toute nouvelle. En y adhérant, je pensais accroître mes chances de trouver un job plus tard. Je pourrais occuper un poste de traductrice dans un département juridique. Toutefois, je ne suis plus aussi sûre après cette deuxième année ... Je m’y fais, je bosse et j’espère avoir fait le bon choix”, dit-elle. Radhouane, 22 ans étudiant en 4ème année, réseau télécommunication semble être le plus chanceux de nos interlocuteurs. Le jeune homme a toujours rêvé d’intégrer l’INSAT ... Il n’a pas réussi à avoir une place dans cet institut. Coup de chance après 5 semestres d’études, il arrive à réaliser son rêve. “Mon score me permettait d’intégrer l’INSAT et c’était mon premier choix. On m’a affecté à l’ISET (mon septième choix). Et comme on dit “à quelque chose malheur est bon”. J’ai achevé mes cinq semestres d’études à l’ISET avec de bonnes moyennes, chose qui m’a permis d’intégrer immédiatement l’INSAT. J’ai poursuivi du coup mes études directement en deuxième semestre de la troisième année. Je n’ai ressenti aucun décalage et en plus j’aurai la chance d’avoir un diplôme de l’ISET et une maîtrise de l’INSAT. Ainsi j’aurais réalisé mon rêve sans avoir perdu aucune année, en plus j’ai augmenté mes chances d’avoir un emploi”, affirme-t-il. Abir CHEMLI OUESLATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com