Tabarka Jazz Festival : Soirée d’ouverture inoubliable





L’Italien Amedeo Bianchi et le Cubain Chucho Valdes ont eu l’honneur d’ouvrir Tabarka jazz Festival. Deux prestations, deux balades de haute facture ont permis au public de goûter au “Smooth jazz” et au jazz cubain. La basilique a ouvert le vendredi soir son portail pour accueillir les férus du jazz d’ici et d’ailleurs venant assouvir l’âme et l’ouïe par les rythmes jazzy. Après dix ans de travail continu du côté des organisateurs, ce festival a pu s’imposer sur la carte des manifestations culturelles de taille qu’organise chaque année la Tunisie. C’est avec l’Italien Amedeo Bianchi que le programme de cette dixième édition a été ouvert offrant au public l’aubaine de savourer le “Smooth jazz”, un genre musical dont les racines sont nord-américaines. Accompagné de cinq musiciens Amedeo Bianchi, considéré comme l'un des plus grands spécialistes de ce genre musical, a fasciné le public de la basilique, il passe d’un saxo à un autre dialoguant avec d’autres instruments. Giovanni Giorgi (batterie), Riccardo Fioravanti (basse), Francesco Pellizari (percussions) Fabrizio Bernasconi (claviers) et Giorgio Cocilovo (guitare) ont été portés par ces mélodies signées par le saxophone de Bianchi. C’est dans ce dialogue instrumental que la prestation de Bianchi, lors de la première partie de la soirée, a donné un avant-goût prometteur de la soirée en permettant une plongée impressionnante dans le “Smooth jazz”. Une prestation à succès qui a valu à Amedeo Bianchi l’applaudissement du public. Rencontré juste après son concert, l’artiste italien n’a pas caché sa joie intense de rencontrer le public tunisien exprimant sa grande surprise de voir ce grand nombre d’amoureux des rythmes jazzy sur les gradins de la basilique. * “Viva Cuba” Avec impatience, un bon nombre de connaisseurs du jazz attendaient la prestation de Chucho Valdes, “le pianiste le plus complet du monde” comme le qualifient les journalistes du “Jazz Magazine”. Devant son piano et en jouant des touches noires et blanches, cet artiste cubain nous a tout dit sur Cuba et sur son approche musicale; une approche propre à Valdes, cet enfant cubain qui a grandi dans un pays où s’entremêlent plusieurs genres musicaux et cohabitent avec bonheur. C’est dans le jazz cubain que la musique de Valdes s’inscrit témoignant de cette diversité. Accompagné d’un percussionniste, un batteur et un contrebassiste, cet artiste cubain, a su nous offrir une balade douce, bien parfumée à Cuba. Un tonnerre d’applaudissements marquait, chaque fois, le jeu de Valdes qui a impressionné le grand public par sa maîtrise formidable des techniques du jeu et de son doigté en jouant de son piano. Le batteur et le percussionniste n’ont pas échappé à la règle de l’excellence. Sur cette même voie, ils ont bouleversé le public par des rythmes endiablés mettant l’accent sur la spécificité de la musique de Chucho Valdes. Innovateur, Valdes a choisi de croiser le jazz avec des rythmes afro-cubains reflétant l’âme de la société cubaine. Formidable soirée qui a pris d’autres couleurs avec la prestation de Maria Valdes, la sœur de Chucho qui, en interprétant quelques airs, a su convaincre le public de quitter les chaises et d’osciller à gauche et à droite sur la musique jouée par Valdes et ses musiciens. Ebloui par cette force artistique et esthétique, le public n’a pas voulu quitter la basilique espérant que Valdes fasse preuve de générosité et continue à jouer. Quelques minutes encore, puis le concert prit fin car Valdes devait quitter la Tunisie, la même soirée, pour une nouvelle scène.. Imen ABDERRAHMANI __________________________ Flashes * D’ici et de là La fin de l’après-midi a été marquée par le concert d’un groupe de jeunes tunisiens; c’est le jazz moderne qui a été au menu du groupe * Nostalgie Amedeo Bianchi débarquera à Rome où il va prendre part aux concerts qui vont être donnés dans plusieurs villes du monde entier pour lutter contre la pauvreté.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com