Tabarka Jazz Festival : Le Gospel… le talent à l’appel





C’est sous le signe de l’amitié tuniso-américaine que s’est déroulée la 2ème soirée de Tabarka Jazz Festival. Une grande soirée même si le jazz a été l’absent-présent ! Samedi soir, Tabarka a connu une grande ruée vers la basilique. Quelques minutes avant le démarrage de la soirée, les rues grouillaient de monde, les invités de Tabarka s’activaient pour arriver à temps et assister à cette deuxième soirée. C’était Tabarka dans ses multiples facettes, dans sa vraie image d’une ville ouverte pour les amoureux de la musique et surtout les férus du jazz. «Tabarka est heureuse d’accueillir, ce soir, M. Tijani Haddad, ministre du tourisme qui assistera à cette deuxième soirée de Tabaraka Jazz Festival. Nous avons aussi parmi nous Mme Khadija Ghariani, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Technologies de Communication, chargée de l’informatique, l’internet et les logiciels libres. Mme la secrétaire d’Etat est une grande amoureuse de Tabarka et une mélomane qui adore le jazz», explique le Dr Jilani Dahoussi dans son allocution de bienvenue en soulignant l’apport «actif» des ambassades, des organismes de presse et des sponsors. Cette soirée s’est ouverte avec Riadh Fehri et son spectacle «Le minaret et la tour». «De New York à Bab Souika», le nom du premier morceau, le public a voyagé avec les artistes de ce groupe venant de divers horizons musicaux. Riadh Fehri (luth), Thomas Rosenkranz (piano), Slim Jaziri (Qanoun), Lassaâd Hosni (percussion), Wahid Lakhal (violon) et Juan Gimenez (guitare) se sont donnés corps et âme sur la scène de la basilique racontant une histoire d’amour fougueuse entre l’homme et la musique. Riadh Fehri et son groupe ont pu enchanter le public par une musique qui dépeint les liens entre l’Occident et l’Orient, en parfaite complicité, le piano a communiqué avec la darbouka et le violon avec le luth, la guitare avec le qanoun. A travers ce dialogue instrumental, Riadh Fehrii a confirmé le concept de l’universalité de la musique. «L’inquiétude», «Tempérament», «L’heure hésitante», «Sidi Bou Saïd», «Mariage mixte», Marche saharienne», «Les nuits de Marakech», «Andalousie», «Sabika» et «Le minaret et la tour», différents morceaux qui ont bercé le public dans une ambiance joviale grâce à ce doigté marquant le jeu de tous les artistes, surtout qu’on avait l’impression d’avoir déjà entendu quelques airs et que quelques sonorités résonnent dans les oreilles et les neurones. «Le minaret et la tour» a été de la bonne musique sauf qu’à force de se pencher sur le dialogue entre l’Occident et l’Orient, les rythmes et les sonorités jazzy se sont perdus. * Le Golden, groupe en or Après cette balade avec Riadh Fehri, le public a eu droit de rencontrer un groupe de charme : Golden Gate Quartet. «Nous célébrons, cette année, le 70ème anniversaire de la naissance de Golden Gate Quartet et pour cette occasion, nous allons vous offrir un bouquet de notre nouvel album», annonce l’un des chanteurs du groupe. Et d’ajouter : «Quand j’étais tout petit, j’ai accompagné ma mère à l’église et j’ai commencé à découvrir l’essence des liens spirituels... Tout est possible dans la vie si on y croit vraiment». Quatre chanteurs sur la scène ont fait un tabac et ont bouleversé le public par cette musique gospel jazz qui évoque l’histoire de l’esclavage aux USA. Lors de cette soirée, les Golden Gate Quartet ont coupé le souffle au public par des titres célèbres comme «When the saints go marching in», «Jericho», «Oh happy day», «Only you», «Sit dow served». «Cette chanson a une histoire bouleversante, c’est un vieil esclave âgé de 90 ans qui voulait chanter, c’était son dernier espoir dans la vie... Ainsi est née. Cette chanson intitulée «No body Known», explique l’un des chanteurs du groupe qui a choisi de clôturer la soirée par une chanson qui parle de ceux qui souffrent au quotidien du Sida dans le monde. C’est avec cette pièce que le rideau est tombé sur cette 2ème soirée qui restera, certainement, dans les mémoires ! Imen ABDERRAHMANI ______________________________ • Le groupe tunisien «Propaganda» s’est produit l’après-midi sur la scène plantée devant le café des Andalous, un avant-goût de la soirée et une sorte d’animation de la ville. • Le pianiste cubain Chucho Valdes a donné, la soirée du samedi, un concert à Montreux. Après Tabarka, il s’est envolé vers cette ville, au bonheur des mélomanes !


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com