Zohra Lajnaf : L’envolée rythmée





Zohra Lajnaf nous convie à une odyssée musicale sous le titre de “Ragrag”. “Ragrag” en français traduit l’eau qui coule insouciante et généreuse. Elle se la coule douce tout comme Zohra Lajnaf qui sème le fruit de son travail de longue haleine dans les péripéties de notre mémoire collective. La chanteuse travaille depuis des années déjà sur notre patrimoine musical oral. Ragrag en ressort comme le premier fruit de cette aventure musicale qui n’est pas non plus une première en son genre. Par contre, la chanteuse a eu l’opportunité d’être subventionnée par le ministère de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine. Après son retour d’un séjour à Malte, après avoir donné deux spectacles durant les 27 et 28 mai dernier, lors du Festival International de la chansons folklorique, Lajnaf a repris son rythme habituel de travail estival et aussi les rythmes Salhi de sa musique. Bien avant, à Malte, elle a été reçue par un public surpris par la qualité de sa musique quelque peu exotique. C’était aussi le cas lors de sa tournée en Espagne et en France… Revenons à l’album “Ragrag” qui sera commercialisé ce même mois, pour signaler qu’il comporte des compositions arabes et africaines sur des rythmes blues, reaggae, jazz et latino. On y découvre aussi quelques notes de “Cithare” et de “tabla” indienne qui viennent s’apposer à l’ensemble sans l’alourdir. Des compositions instrumentales en solo y sont aussi données avec des “maquam” tunisiens “Gebli”, “Rakrouki”… Il y a le chant Salhi, Nejma, Malalie, sans oublier les “Wasla” musicales données par la chanteuse accompagnée de la troupe. Quant à la chansons phare “Ragrag” qui est aussi le titre de l'album, elle parle du chagrin d’amour d’un homme. Elle a été écrite en 1960 et revue par Ahmed Ben Issa. D’autres chansons parlent des scènes de chasse, décrivent des tableaux de danse féminine et traduisent les éclairs de l’amour. Bref, c’est dans les arcanes de la vie bédouine à travers les aventures des amoureux et leurs mésaventures que cet album prend son essence. Les chansons de Lajnaf en sont le pur extrait. Mona BEN GAMRA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com