Une précieuse solidarité à protéger





Vous l’avez compris: on a, pour une fois, vite bouclé les compétitions nationales (championnat et Coupe de Tunisie) pour mieux se concentrer sur les échéances qui attendent l’élite nationale: suite des éliminatoires communes CAN-Mondial 2006, Coupe des Confédérations en Allemagne, à partir du 15 juin. Des rendez-vous qui exigent un consistant travail d’approche, une préparation poussée si tant est que le premier semestre de 2005 n’aura pas mis sans les feux de la rampe les Aigles de Carthage, quasiment absents de la scène. A partir de vendredi donc, ceux-ci reviennent à la charge pour nous inviter à revenir à des notions plus rigoureuses de notre approche de la compétition, du jeu et des enjeux car la saison folklorique des contestations, des réserves des évocations de fraude avec comme bouquet final, l’affaire Maher Ameur qui a voyagé jusqu’au siège suisse de la FIFA, aura produit sinon des ravages irrémédiables, des séquelles incurables, du moins des blessures béantes qu’il s’agit de panser et de soigner avec la plus grande patience. Qu’un simple titre de championnat ait conduit à ancrer les plaies du chauvinisme, du régionalisme et d’une certaine intolérance à l’endroit de son rival —sportif, s’entend— d’un jour, cela semble maintenant un fait qui interpelle les consciences et invite à une sérieuse réflexion et à une attitude responsable pour éradiquer ces pathologies graves et contagieuses. Mais ce qui compte dans l’immédiat, c’est d’éviter de possibles “effets collatéraux” de la guéguerre du championnat sur la vie, l’ambiance et l’entente au sein du club Tunisie. L’esprit de groupe et la solidarité tiennent actuellement du plus précieux bien dont peuvent se prévaloir les champions d’Afrique en titre. Faisons, donc, en sorte que les ressentiments, les déceptions et les hypocrisies de la fin du championnat ne soient pas transférés ou greffés sur le corps sain du Onze national, où à l’évidence, la thérapie lemerrienne paraît suffisamment efficace, donnant des assurances immunologiques. Mais, on sait d’expérience que l’on ne se méfie jamais assez de l’effet de contagion que véhicule l’esprit de clan, la Sélection nationale ayant longtemps souffert et payé le tribut de la gangrène de la division et des antagonismes, souvent sous le regard indifférent, sinon laisser-fairiste, de l’encadrement de l’équipe de Tunisie. S.R. __________________ Mbaya dirigera le match L’arbitre libyen Jamel Mbaya dirigera la rencontre amicale qui opposera la Sélection nationale à son homologue angolaise demain à 19h15 au stade 7 Novembre de Radès. Mbaya sera assisté de ses compatriotes Khaled Belkhir et Foued Maghrebi. Le match entre dans le cadre de la préparation des deux équipes aux éliminatoires combinées mondial et CAN 2006.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com